C’est vous qui le dites ! – Les coups de cœur de Frédéric

Présentation de la rubrique ici !

Aujourd’hui, c’est Frédéric (du blog :  « La culture dans tous ses états » !) qui s’est gentiment prêté au jeu du « C’est vous qui le dites ». Frédéric est passionné de lecture, bien sûr, mais aussi d’histoire, de cinéma, de série et de musique. Beaucoup de diversités donc dans son blog, mais surtout beaucoup de passion et de gentillesse ! Alors, quels seront ses coups de cœur ?

Qui es-tu et où peut-on te suivre ?

Je m’appelle Frédéric Malonda et je vis en Bretagne, tout près de Lorient et donc de l’océan. J’ai 38 ans. J’ai créé « La culture dans tous ses états ! » il y a dix ans sur WordPress. Vous pouvez me suivre aussi sur Twitter et sur Facebook, Babelio. Je vous mets les liens ici :

https://twitter.com/Dude524Frdric

https://www.facebook.com/malonda.frederic.3

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Parlons de tes coups de cœur !

Je vais tenter de vous donnez l’envie de découvrir ou redécouvrir quelques romans qui m’ont marqué durablement. Ils sont au nombre de cinq : 

« Les Nuits blanches » – Fiodor Dostoïevski

« Les Nuits blanches » est le douzième récits de Dostoïevski écrit en 1848. C’est une nouvelle de 86 pages, et un texte d’une rare intensité. Je l’ai lu alors que j’avais 23 ans et il m’a touché parce que je vivais à ce moment de ma vie ce que Dostoïevski a exprimé de façon si sublime. Ce livre n’a que les apparences du roman sentimental, en réalité c’est « un faux roman d’amour » d’une profonde tristesse. La noirceur vient de la souffrance du narrateur, de cet amour platonique, de cette obsession pour une jeune fille rencontrée dans la rue, de ce coup de foudre à sens unique en quelque sorte, les attentes de l’un n’étant pas celles de l’autre et inversement. Cet homme est un rêveur et sa confrontation à la réalité est brutale. L’histoire se penche sur son rapport à l’amour, en fait on peut presque dire qu’il tombe amoureux d’un rêve, d’une obsession…c’est aussi un ouvrage sur le rapport au temps, à la réalité. Un grand classique dont je vous conseille vivement la lecture ou la re-lecture tant ce roman de Dostoïevski est à mon sens actuel, dans le sens ou l’amour, ses variations, ce qu’il provoque comme bouleversements en nous, est tout simplement éternel. Dostoïevski, lisez le pour toutes ces raisons.

Résume Babelio :

Les Nuits blanches, c’est d’abord un vrai roman d’amour. Un jeune homme solitaire et romanesque rencontre, une nuit, dans Petersbourg désert, une jeune fille éplorée. Désespérée par un chagrin d’amour, Nastenka se laisse aller au fantasme du jeune homme, amoureux depuis le premier instant, le berce – et se berce – dans l’illusion, jusqu’à ce que… le fiancé revienne et qu’elle se jette dans ses bras. Dès lors, comme le note Michel del Castillo dans sa lecture, tout est soudain  » marqué au sceau de l’inauthenticité.  » La nouvelle traduction d’André Markowicz, qui dans Babel retraduit l’intégrale de Dostoïevski, tire de ce roman un parti stylistique étonnant. Discordante, ironique, la voix que l’on entend ici est bien celle du grand écrivain russe, qui n’a cessé sa vie durant de se battre, au nom de la vérité, contre l’élégance trompeuse, celle des mots et celle des sentiments.

« Le chemin des âmes » – Joseph Boyden

Le chemin des âmes par Boyden

Le second roman que j’aime par dessus tout est celui de Joseph Boyden qui est un écrivain canadien qui signait ici son premier roman « le Chemin des âmes » sorti en 2006. Un très jolie titre pour un roman éblouissant de maîtrise, où Boyden nous replonge dans le chaudron de la première guerre mondiale, en s’intéressant tout particulièrement aux Amérindiens Crees qui combattirent dans les tranchées françaises pendant quatre longues années. Le style de l’écriture est absolument sublime, l’histoire passionnante nous fait vivre l’enfer, tout en nous donnant à lire de pures moments de grâce, l’amour, l’amitié, la vie, la mort, l’âme… ce basculement tout au long du récit, d’un monde à l’autre, des boucheries de « l’Europe civilisée » au monde des forêts et des esprits des nations amérindiennes canadiennes, un monde qui s’effrite et tombe peu à peu dans l’oubli. Un livre qui permet de nous interroger sur ce qui fonde nos civilisations dites « civilisées », peut-on traverser l’enfer sans perdre son âme ? Un roman d’une force incroyable, entrer dans le monde de Boyden et suivez-le sur le « Chemin des âmes », un livre qui vous hantera pendant longtemps.

Résume Babelio :

1919. Nord de l’Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d’Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre.

A sa grande surprise, l’homme qui descend du train est son neveu Xavier qu’elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable.

Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l’engagement dans l’armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l’enfer des champs de bataille en France…

« Au revoir là-haut » – Pierre Lemaitre

Au revoir là-haut par Lemaitre

Il y a des ouvrages qui vous marquent de façon indélébile, de ceux qui vous accompagnent, qui vous hantent longtemps après l’avoir terminé. Incontestablement, « Au revoir là-haut » fait partie de cela. Parlons du style tout d’abord. Une écriture très cinématographique, qui vous donne à voir et à entendre. On est emporté par le souffle du récit qui rappelle les grands classiques. Pierre Lemaitre a obtenu en 2013 le prix Goncourt pour Au revoir là-haut. Qu’ajouter de plus sinon que c’est un coup de maître ! Mais je crois bien que le mieux est encore de vous inciter à lire ce livre immense dans son ambition et dans sa volonté d’embrasser tout un monde aujourd’hui perdu. Pierre Lemaitre a ressuscité les morts en nous offrant une histoire, un drame, une tragédie grecque.. c’est envoûtant d’assister ainsi aux premières loges au crépuscule que dis-je au suicide d’un monde, d’une époque.

Résume Babelio :

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »

Sur les ruines du plus grand carnage du XX° siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec Ses morts…

Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.

Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

« Moby Dick » – Herman Melville

Moby Dick par Melville

Un livre populaire et énigmatique, conciliant les deux publics dans son élégante majesté, un vaisseau fantôme qui poursuit son sillage et continue d’embarquer port après port les lecteurs qui ont, juste récompense, établi le mythe de « Moby Dick » permettant à Melville de célébrer d’outre tombe le statut aujourd’hui légendaire de son chef d’œuvre ! Je l’ai lu tardivement, vers la trentaine, sans doute impressionné par le mythe. C’est un immense roman d’aventure mais pas seulement.

Résume Babelio :

Moby Dick, c’est la monstrueuse baleine blanche, l’incarnation du Mal, cette figure de l’obsession et du double qui, des profondeurs glacées, accompagne le capitaine Achab habitué en surface aux combats titanesques des océans. Moby Dick est ce chef-d’œuvre total que tout le monde peut lire comme le plus formidable des romans d’aventures ; la quête aussi d’une humanité embarquée de force à bord d’une histoire qui reste pour elle un mystère…
(Catalogue de l’éditeur)
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Avec Moby Dick, Melville a donné naissance à un livre-culte et inscrit dans la mémoire des hommes un nouveau mythe : celui de la baleine blanche. Fort de son expérience de marin, qui a nourri ses romans précédents et lui a assuré le succès, l’écrivain américain, alors en pleine maturité, raconte la folle quête du capitaine Achab et sa dernière rencontre avec le grand cachalot. Véritable encyclopédie de la mer, nouvelle Bible aux accents prophétiques, parabole chargée de thèmes universels, Moby Dick n’en reste pas moins construit avec une savante maîtrise, maintenant un suspense lent, qui s’accélère peu à peu jusqu’à l’apocalypse finale. L’écriture de Melville, infiniment libre et audacieuse, tour à tour balancée, puis hachée au rythme des houles, des vents et des passions humaines, est d’une richesse exceptionnelle. Il faut remonter à Shakespeare pour trouver l’exemple d’une langue aussi inventive, d’une poésie aussi grandiose. –Scarbo

« la phase de Melville est à la fois un torrent,une montagne ,une mer.(…)Mais comme à la montagne,le torrent ou la mer,cette phrase roule,s’étire et retombe avec tout son mystère.Elle emporte;elle noie.Elle ouvre le pays des images dans les profondeurs glauques où le lecteur n’a plus que des mouvements sirupeux,comme une algue.(…)Toujours elle propose une beauté qui échappe à l’analyse mais frappe avec violence. »
Jean Giono

« Seul le Silence » – R. J. Ellory

Seul le silence par Ellory

R.J. Ellory signe ici avec « Seul le Silence », un grand roman, un thriller sombre et intimiste avec en prime une réflexion sur ce qui nous pousse à écrire, à (sur)vivre dans un monde ou du plus beau peut surgir à tout moment le néant. C’est mon thriller préféré. Son premier roman et son meilleur. A lire et à relire.

Résume Babelio :

Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis bientôt trente ans. Joseph a douze ans lorsqu’il découvre dans son village de Géorgie le corps horriblement mutilé d’une fillette assassinée.

La première victime d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante. Des années plus tard, lorsque l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près.

Lorsqu’il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre, il n’a d’autre solution pour échapper à ses démons, alors que les cadavres d’enfants se multiplient, que de reprendre une enquête qui le hante afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité ne sera révélée que dans les toutes dernières pages.

Plus encore qu’un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, « Seul le silence » marque une date dans l’histoire du thriller.

Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R. J.Ellory évoque autant William Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.

Bonus : « Le Seigneur des anneaux » – J.R.R. Tolkien

Le Seigneur des Anneaux : Intégrale par Tolkien

J’aurais pu vous rajoutez la saga du Seigneur des Anneaux qui a bercé mon adolescence. Un chef d’oeuvre ! Tolkien est mon auteur préféré et de loin. Indémodable et indépassable.

Résume Babelio :

Une contrée paisible où vivent les Hobbits. Un anneau magique à la puissance infinie. Sauron, son créateur, prêt à dévaster le monde entier pour récupérer son bien. Frodon, jeune Hobbit, détenteur de l’anneau malgré lui. Gandalf le magicien, venu avertir Frodon du danger. Et voilà déjà les Cavaliers Noirs qui approchent…
C’est ainsi que tout commence en Terre du Milieu entre la Comté et Mordor. C’est ainsi que la plus grande légende est née.

Je voudrais te remercier Nath de m’avoir offert cette opportunité de participer à cette chronique que j’aime beaucoup ! Je voudrais aussi profiter de cette occasion pour remercier chaleureusement les lecteurs/lectrices qui suivent fidèlement mon blog. Comme on dit en Bretagne, KENAVO !

Merci à toi, ce fut un plaisir de te recevoir par ici ! Et j’espère, comme toujours, que ce top fera augmenter nombre de PAL !

La semaine prochaine, nous partirons à la découverte des coups de cœur de Charlotte, du blog topobiblioteca !

19 réflexions sur “C’est vous qui le dites ! – Les coups de cœur de Frédéric

    1. Chez nous (en Belgique), c’est 1 personne à inviter et couvre-feu à minuit, ça rend les choses compliquées mais heureusement, on est 8 à la maison (4 enfants et 2 petits amis qui se sont confinés chez nous…) donc l’ambiance sera bonne…
      Ce fut un plaisir de te recevoir par ici et de découvrir tes pépites de ton coeur de lecteur ! Promis, je vais lire ce Ellory !
      Plein de bisouxxx et joyeuses fêtes !

      Aimé par 2 personnes

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