« Sang trouble » – Robert Galbraith

Lu en : Mars 2022

Cinquième tome des aventures du privé boiteux Cormoran Strike et de sa pétillante associée Robin Ellacott !

La fin du tome précédent nous laissait une Robin déterminée à reprendre sa vie en main, ce qui incluait un divorce. Nous retrouvons une Robin engluée dans une procédure qui dure, et pour être passée par là, je reconnais que la lassitude décrite par l’auteur(e) sonnait avec beaucoup de sincérité ! Professionnellement parlant, Robin se montre une digne associée pour Cormoran, qui l’apprécie toujours autant mais qui est toujours aussi empoté quand il s’agit de le lui montrer !

On pourrait croire que je vous raconte l’histoire d’un homme et d’une femme en plein questionnement sur leur devenir et leurs sentiments, et ce n’est en fait pas faux ! C’est ce qui rend les livres de « Robert » (qu’on connait tous sous les traits de J.K. Rowling) très différents des polars habituels : l’auteur prend son temps (croyez-moi, le bouquin fait pas loin de mille pages !). On ne manque pas de descriptions, de petits retours en arrière, de réflexions profondes… On ne ressent pas d’urgence dans les résolutions des enquêtes, que l’on suit toutes avec plus ou moins de profondeur, l’accent étant particulièrement mis sur celle qui concerne la disparition tragique, quarante ans plus tôt, du docteur Margot Bamborough. Sa disparition a été attribuée à un tueur en série qui sévissait à l’époque et dont certaines victimes n’ont pas été retrouvées. Bien décidé à torturer psychologiquement les familles de ces victimes-là, l’assassin n’a jamais rien révélé de concluant pour lever tout doute. Et ces doutes, justement, ils tiraillent la fille de Margot, ce qui la décide à engager Robin et Cormoran pour résoudre ce cold case et retrouver sa mère, où qu’elle (ou sa dépouille) soit. Ils ont une année pour y arriver.

Une année qui ne sera pas de trop pour venir à bout de ce mystère, et parallèlement, une année qui sera riche en événements privés, surtout pour Strike, dont la tante est mourante, l’ex plutôt tenace et le père résolu à nouer une relation jusqu’alors inexistante.

Pour moi qui dévore les thrillers, le rythme de ce livre est particulièrement lent, mais comblé par les vies des protagonistes à qui j’ai fini par vraiment m’attacher (forcément, après autant de tomes !). Dès lors, c’est plutôt l’écriture de « Robert » qui constitue, à mon sens, la principale qualité de ce roman. Je dois dire également que j’adore particulièrement Strike et ses répliques qui piquent. Il n’a pas de filtres, allant même jusqu’à dire à sa sœur que l’un de ses gosses est un pleurnichard, tandis qu’un autre est un sale con. Non mais vraiment, qui n’a jamais rêvé de pouvoir balancer ce qu’il pense vraiment sans prendre de gants, particulièrement s’agissant de gosses invivables qui fichent une pagaille pas possible à chacun de leurs passages sans que cela semble tracasser leurs parents ? Avouons quand même que le « sale con » en question s’est tiré avec la prothèse de Strike…

Donc, cette balade dans Londres m’a plu, même si j’avoue que j’ai eu un peu de mal à venir à bout de cette brique, surtout le premier tiers qui me semblait un peu tiré en longueur. Cependant, chaque ligne a son importance ! C’est un des autres atouts de l’auteur(e) : distiller des indices qui surviennent en pleines introspections, par exemple ! Ce qui implique que, bien qu’il faille avaler pas loin de mille pages, la lecture en diagonale n’est pas une option, sous peine d’être rapidement perdu !

En définitive, j’ai une nouvelle fois beaucoup apprécié cette nouvelle enquête des attachants privés londoniens, dont la relation n’évolue vraiment que par trèèèèèèès petites étapes ! M’enfin, si cela nous permet de les suivre encore de longues années, qu’ils prennent leur temps, je n’y vois pas d’objection !

Je remercie au passage NetGalley et les éditions Grasset car, bien que j’aie acheté le livre dès sa sortie, la taille et le poids m’ont poussé à solliciter le titre sur la plateforme afin de pouvoir disposer d’une version numérique, bien plus agréable à manipuler durant les insomnies !

20 réflexions sur “« Sang trouble » – Robert Galbraith

    1. Je te comprends tout à fait ! Par erreur, j’ai commencé par le deuxième tome que j’ai beaucoup aimé. Par la suite, j’ai repris l’appel du coucou que j’ai trouvé trop long, et j’ai eu dur d’en venir à bout ! Du coup, je me suis dit que peut-être l’auteure s’améliorerait tome après tome, et ce fut le cas !

      J’aime

      1. Un habitué des briques 😆 J’aime beaucoup cette définition de Stephen King ! Mais c’est vrai, je n’avais jamais prêté attention à ce détails dans sa bibliographie. Ça donne envie tout ces gros livres, mais c’est intimidant aussi. Je t’admire pour avoir tenté un roman de 1000 pages déjà, ça fait un sacré pavé déjà 😇

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