Lu en : Décembre 2024

Une jolie couverture empreinte de magie de Noël, une publication chez HarperCollins poche, collection noir, et un mois de décembre tout fraîchement débarqué. Aucun doute, les planètes étaient alignées pour que je sorte cette lecture de ma PAL, histoire de me mettre dans l’ambiance de fête que j’affectionne tellement, sans pour autant trop sortir de ma zone de confort avec un petit cosy mystery.
Je n’ai pas une énorme expérience de ce genre très en vogue qu’est le « cosy mystery ». Je sais toutefois qu’il est établi qu’on fait face à des enquêtes légères, souvent menées par des amateurs, dans un cadre pittoresque ou chaleureux, avec assez peu de violence ou de noirceur. Le charme des lieux et des personnages est privilégié à une intrigue complexe. Mais j’ai eu quelques expériences plutôt positives. Alors, somme toute, je me réjouissais de cette lecture sans prise de tête, d’autant que j’avais déjà eu l’occasion de tester la plume de l’auteur l’an dernier (avec « Les douze suspects de Noël« ) !
Cat Cavallo, une charmante jeune femme, possède des dons de voyance. Pas facile de vivre d’un tel don. Aussi, lorsque son associée les inscrit à un jeu de piste médiatisé organisé par un richissime philanthrope qui propose une grosse enveloppe aux gagnants, finit-elle par s’y prêter, bon gré mal gré. L’idée originale de ce jeu de piste est d’associer un mathématicien et un devin. Ensemble, mêlant intuitions et calculs, ils devront mettre la main sur un vieux tableau de Chagall. L’organisateur du concours, Damien Wiet, vient lui-même de le dénicher grâce à une extralucide qui l’a aidé dans sa quête. Lors de la soirée de formation des équipes, Cat a la surprise de tomber sur l’homme qui était justement apparu dans une boule à neige qu’elle s’était alors empressée d’acquérir. Elle n’avait rien pu en tirer, l’illusion s’étant évaporée sans jamais revenir.
Personnellement, je n’en dirai pas plus, même si la quatrième de couverture est plus généreuse en détails, ce que je déplore, car elle révèle quelque chose qui ne se dessine que dans les cent dernières pages ! Et qu’accessoirement, j’avais espéré voir beaucoup plus présent !
Pour le coup, j’espérais un parcours semé d’embûches, de coups tordus, voir, pourquoi pas, un petit cadavre ??? Que nenni ! Tous les participants étaient extrêmement bienveillants. Les finalistes étaient tous amis. Personne n’a été blessant avec les gentilles petites voyantes, alors même qu’elles faisaient équipe avec des gens qui, de par leur formation, sont a priori les plus enclins à dénigrer leurs talents !
Par-dessus le marché, Cat a vécu quelques déceptions amoureuses dont elle se remet péniblement (qui s’en fout ??? Ah oui, moi !) et son coéquipier Zack (beau, riche, célibataire… pitié, achevez-moi !) a une peur viscérale de l’engagement suite à une exécrable relation avec ses parents.
Bien évidemment, on assiste à un inévitable (et niais !!!) rapprochement entre les deux protagonistes (fait de « non, je ne dois pas ! » et de « oupsi, je l’ai fait mais je ne le referai plus ! » parfaitement irritant). Tout ce que je déteste. Le jeu de piste, lui, nous révèle des éléments tous issus de vérités historiques (sur le palais Garnier, sur Chagall et son œuvre). Ceux qui ont la fibre artistique y trouveront probablement leur compte. Je ne l’ai pas, cette fibre. Je suis, à mon grand dam, incroyablement hermétique à ce type d’art. Je n’ai donc naturellement aucune connaissance en peinture, en peintres, et je n’en cherche aucune, du reste, puisque je n’y trouve aucun intérêt.
Résumons : de l’art : j’aime pas. Du romantisme : je déteste. Il y a bien eu un petit moment où nos héros ont une grosse trouille, mais elle arrive presque à la fin, pas assez tôt pour m’avoir tenue en haleine. Et quant à l’ambiance de Noël, certes, elle était un peu présente, mais pas assez pour sauver mon naufrage ! J’ai mis plus d’une semaine pour venir à bout de cette lecture qui, de base, aurait dû être une interlude sympatique entre deux romans plus sombres.
Si vous m’avez bien suivie, vous aurez compris que je n’ai pas apprécié. Pour autant, je ne suis pas en train de vous dire que ce livre est mauvais, certainement pas ! Mais les ingrédients de base de la recette ne me plaisaient pas. Et le résumé un peu trompeur me faisait espérer autre chose de plus palpitant. Finalement, je le réserverais à ceux qui ne sont pas aussi réfractaire à la romance que je peux l’être ou à ceux qui aime l’art en général, ou Chagall en particulier. Oubliez donc que je ne suis qu’une indécrottable romancophobe allergique aux histoires qui dégoulinent de guimauve et qui ne comprend rien à l’art, et faites-vous votre propre opinion !
Merci Nath pour cette chronique qui m’a fait rire 😆. Je salue le fait que tu aies lu le roman dans son entièreté !
Comme toi, je ne suis pas du tout adepte de la romance. Quand j’étais jeune oui (y’a bien longtemps), j’en lisais beaucoup, mais en vieillissant …. L’art en revanche j’aime beaucoup, mais je ne pense pas m’arrêter sur ce roman !
😘
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J’ai du mal à abandonner un roman, je ne le fais que très rarement !
Bon, mauvais choix de base cette fois, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même mais je suis sûre que ce roman trouvera son public 😊
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Bravo ! De mon côté j’abandonne régulièrement 😬.
Ce n’est pas très grave, ça arrive. Mais c’est vrai qu’un petit cosy mystery de Noël ça faisait bien envie 😉
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Voilà, c’est ça 🙃
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en tout cas, j’ai aimé te lire!
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C’est déjà ça 😅.
J’ai fait un mauvais choix, c’est ça qui est plus à remettre en cause que la qualité du livre 🙈 mais vous auriez dû me voir lever les yeux au ciel à chaque phrase mièvre ! 🙄🤣
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🤭 Je vais passer mon chemin. En revanche, j’avais découvert un livre de l’autrice en audio, et je l’avais trouvé sympa. Une histoire de macaron meurtrier, une lecture fluide et une protagoniste attachante, qui n’avait rien à envier à sa cousine américaine Hannah Swensen.
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Oui, je crois que j’ai juste fait le mauvais choix mais j’avais bien ri avec celui de l’an dernier. Je pense que c’est ce qui m’a manqué : l’humour.
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Ce genre ne m’attire pas trop. Je crois que je ne perds rien.
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Je pense aussi 🙃
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C’est embêtant ces quatrièmes de couverture qui en disent toujours un peu trop. Tu n’as peut-être pas apprécié cette lecture mais moi, j’ai aimé ta chronique ! 😁
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Ah, c’est déjà ça 😅
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🤭🤭
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J’aime ta manière de présenter avec humour ta déception 🙂 Quant à moi, je note volontiers ce roman n’y connaissant rien en art mais étant toujours ravie d’en apprendre plus et n’étant pas allergique à la romance dans les cosy 🙂
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Alors j’aime lire ça, typiquement ce que j’aime quand on présente un avis négatif ramené à des considérations personnelles qui poussent d’autres lecteurs à la découverte ! C’est ce qui fait que je continuerai à être honnête dans mes avis ! Oui, un avis négatif peut donner envie 🥰 ! Merci de cette belle démonstration !
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Je confirme qu’un avis négatif peut donner envie à partir du moment qu’il est argumenté comme tu as su si bien le faire 🙂
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Oh mince, j’avais bien apprécié les tous premiers tome de ce cosy crime.
C’est vrai que la romance suspense c’est pas pour tous les public, Chez moi aussi ça passe ou ça casse !
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Ce que j’aime normalement dans les cosy, c’est qu’il y a souvent de l’humour, ici c’était presque inexistant au profit de la romance, c’est ce qui m’a gênée !
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Pas pour moi non plus alors !
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