Lu en : Août 2024

J’ai souvent entendu parler de Glen Affric. En plus d’être le coup de cœur de nombreux lecteurs, il était également celui de mon libraire. Et même si cette recommandation aurait dû suffire à me donner envie de le lire, j’ai toujours cette réticence à me plonger dans une brique. Et on dépasse les 700 pages, dans ce cas-ci… Mais la venue de Karine Giebel en tant que marraine du dernier salon Iris Noir m’a motivée à me lancer. Les mois sont passés. Les émotions, pas. Elles sont toujours là.
La vie est une garce qui aime jouer de mauvais tour. « C’est con, la vie, hein John ? »
Il y a Léo, éternelle victime de ses camarades de classe, parce que plus lent, trop différent. Alors qu’il vit auprès de sa mère qui lui parle de ce frère qu’il n’a jamais connu et qui vit à Glen Affric, en Écosse, il se fait une nouvelle fois malmener par les autres élèves, mais cette fois, il riposte. Une simple défense contre la cruauté, mais qui lui vaut, malgré son jeune âge, un séjour en prison.
Il y a J. Matthieu, emprisonné depuis de longue année pour un crime qu’il n’a pas commis.
Et il y a Angélique, séquestrée par son oncle et dont le calvaire dure depuis le décès de ses parents.
Quand Léonard pourra rentrer enfin chez lui, il y rencontrera son frère…
Mais l’étiquette et les blessures laissées par la prison sont une tare qu’il est difficile d’effacer. Les deux frères n’ont que l’amour d’une mère et les souffrances de l’existence en commun. Commence pour eux l’apprentissage d’une fraternité brute et poignante.
On le sait, Karine Giebel est une reine lorsqu’il s’agit d’offrir à ses lecteurs des personnages profondément humains, meurtris et bouleversants. Inoubliables. Bien sûr, c’est le cas de ses personnages principaux, mais les autres ne sont pas en reste, et chacun à leur manière laissera leur empreinte. L’auteure nous montre sans fard à quel point le destin peut se montrer injuste.
Et, tandis qu’elle nous ramène avec la force de son écriture sombre et envoûtante sur les traces de l’utopie Glen Affric que partagent les frères, le lecteur est désemparé, malmené, conscient que le final qui s’ébauche laissera à coup sûr un coup de griffe indélébile sur son cœur. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé.
Karine Giebel se fait la voix de ces vies sacrifiées, elle nous parle d’enfance brisée, d’injustice, mais aussi d’amour familial, en donnant à la famille une vraie dimension, qui dépasse largement l’ADN. Ce n’est pas juste une histoire, c’est un drame puissant et noir que je ne suis pas prête à oublier. « C’est con, la vie, hein John ? » Tellement con…
Oui c’est con la vie. J’en ai encore des frissons. Je l’ai lu en apnée, et la cicatrice est réelle comme tu le dis si bien. Merci à toi pour la chronique 🙏 😘
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Je vois qu’on est nombreux à s’en souvenir 💔
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Oh que oui. J’en ai fait des cauchemars, où je me réveillais en criant Glenn Affric 💔
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😯 ah oui, carrément 😢
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Oui. Ce livre là m’a vraiment arraché le cœur
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Je comprends tellement… on sait vers où ils vont et on ne peut rien empêcher mais ils sont si lumineux…
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C’est très beau ce que tu dis là ma Nath. Ça me met les larmes aux yeux.
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😘
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❤️
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Depuis Toutes blessent, je n’ai pas relu l’auteure. J’ai trouvé qu’il y avait trop de surenchère. Je ne sais pas si je lirais Celui-ci, mais on ressent toute ton émotion dans ton avis 🙂
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Je n’ai pas lu « toutes blessent », donc je ne peux pas dire, mais ici, la violence, même si elle est présente, n’est pas le cœur. C’est cette chienne de vie la plus vindicative, la fatalité, les jugements, et au milieu de ça, quelques personnages fracassés mais avec un cœur gros comme l’univers…
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Un peu pareil que dans toutes blessent. Même style !
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Merci Nath pour cette belle chronique. Ce roman semble très poignant !
Je ne lis pas Karine Giebel, en tout cas ses romans, pas à cause de sa plume, davantage à cause de ses histoires, je l’avoue. En revanche, j’adore son travail de nouvelliste, ses nouvelles sont incroyables ! Peut-être que je me laisserais tenter par un de ses romans, un jour ou l’autre 😉
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C’est vrai que ce sont des romans denses, mais celui-ci, je l’ai dévoré ! Par contre, j’ai mis plusieurs mois à lire sa dernière duologie, je devais en sortir tellement c’était lourd et oppressant, d’ailleurs je n’ai toujours pas fait mon retour..
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Ah oui … Si c’est aussi oppressant pour toi, je ne pense pas la lire un jour !
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Oppressant dans le sens où toute cette injustice m’a révoltée
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Ok, je comprends ! ça prend aux tripes
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C’est ça 🥹
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Une auteure dont j’aime beaucoup les romans. En plus, malgré le grand nombre de pages, je trouve que ses récits se dévorent. 😀
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Le nombre de page m’effraie toujours mais sa venue à Iris m’a convaincue !
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Ça fait un longtemps que je n’ai pas ouvert un roman de Karine Giebel. Celui-ci est dans ma WL, mais je sais pertinemment qu’il faut que je sois dans les bonnes conditions pour le lire.
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Oui, clairement, il faut choisir son moment !
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Tu me donnes envie de me lancer, il m’attend bien sagement dans ma PAL.
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C’est un roman vraiment poignant !
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Comme elle sait faire. 😀
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Exactement 😊
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Je n ai lu qu un livre de cette auteure, j ai détesté le côté très gore. Je lui redonnerai peut être une chance un jour. Bon dimanche
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Celui-ci n’est pas vraiment gore, mais il est difficile à supporter à cause de cette injustice qui colle aux pages !
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J’ai lu peu de romans de Karine Giebel mais j’ai énormément aimé à chaque fois. J’en ai qui dorment dans ma PAL, mais le nombre de pages et les émotions très fortes me retiennent encore de les sortir… Merci de ta belle chronique sensible qui donne envie…
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Oui, ce sont deux obstacles que je comprends fort bien !
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Je trouve que l’autrice tombe dans la surenchère ce qui a pour effet de m’agacer plutôt que de me révolter. Pour autant, le fait que tu aies apprécié ce roman pourrait me pousser à lui redonner sa chance.
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Si cet aspect t’ennuie, évite la dernière duologie qui m’a complètement saccagée et que j’ai mis plusieurs mois à finir, impossible de ne lire que ça !
Mais celui-ci est quand même bercé par une sublime histoire fraternelle. Même si elle est tragique !
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Merci pour le conseil 🙂
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Oh il a l’air poignant ce livre. C’est un pavé de 700 p mais l’histoire est belle. Merci pour ce beau retour Nath 🙂
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Oui, c’est très très poignant ! À éviter si on n’a pas trop le moral 🙃
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Oh la, tu me rappelles que ce roman dort dans ma pile à lire depuis sa sortie en grand format ! C’est une amie qui me l’a offert, elle adore Karine Giebel, mais comme toi, j’ai toujours un peu peur des belles briques 😁 Mais ton avis a relancé mon intérêt, pour celui-ci et les autres romans de cette auteure qui m’attendent d’ailleurs. Car tu as raison, elle nous offre souvent des personnages meurtris et marquants.
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Étonnamment, j’ai trouvé qu’il se lisait très vite !
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Et c’est un très bon point 😉
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Belle chronique ma Nath, elle donne envie !
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Merci, j’espère, à mon niveau, avoir rendu hommage à ce texte exceptionnel !
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Je te le confirme, tu l’as parfaitement défendu ! 😀
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Merciiii 😊
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😊
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