Lu en : Septembre 2024

Rencontrer B.A. Paris était vraiment une chance, et c’est encore grâce à Iris Noir que cela a été possible ! Dès lors, ayant adoré « défaillances« , j’ai décidé de lire son dernier titre avant le salon.
Dès les premières pages, on sent l’angoisse s’installer, comme un filet qui se resserre lentement. « Prisonnière » n’a pas besoin d’artifices spectaculaires pour captiver : il suffit d’un huis clos, d’un personnage qui lutte pour comprendre, et le malaise s’infiltre jusqu’à nous…
Amélie, l’héroïne, a déjà survécu à bien des épreuves : la disparition de ses parents, son exil à Londres où elle s’est battue pour s’en sortir, tombant dans la précarité. Elle s’est relevée, elle s’est construite, elle a croisé la route d’amies sincères qui ont littéralement changé sa vie. Elle a même fait la connaissance de Ned, milliardaire séduisant au charme glaçant, qui lui propose de l’épouser. Une proposition moins simple qu’il n’y paraît, mais si difficile à refuser… Bien évidemment, derrière le rêve, le cauchemar guette… (bah oui, je n’ai pas subitement décidé de lire de la romance…)Tout bascule, donc ! (Chic chic chic !)
Démarre alors un huis clos qui asphyxie autant qu’il fascine !
Car Amélie se réveille un matin, peu après son mariage, enfermée dans une chambre inconnue ! Et nous voilà enfermés avec elle, prisonniers de cette même angoisse insufflée par le talent de l’auteur qui n’a pas besoin d’artifices gores pour nous oppresser : ni sang, ni cris (enfin, presque pas !) : le malaise est là, installé, solide, ancré dans les murs.
L’alternance des chapitres nous permet non seulement de comprendre ce qui a mené Amélie à cette situation mais offre également aux lecteurs une respiration en sortant de cette pièce qu’Amélie, elle, ne peut pas quitter. Cette succession de temporalité nous maintient en tension, nous rappelle que rien n’est simple, que tout est lié. Mais surtout, nous pousse à avancer pour comprendre !
Ce qui m’a frappée, c’est la capacité de l’autrice à insuffler une peur sourde, insidieuse, qui ne lâche jamais. Les questions qui cognent dans la tête d’Amélie deviennent les nôtres. Qui l’a enlevée ? Pourquoi ? Et surtout… pourquoi a-t-elle parfois l’impression d’être plus en sécurité dans cette chambre que dans les bras de Ned, son mari fraîchement épousé ?
L’enfermement n’est pas qu’une barrière physique ici. C’est un poison qui s’infiltre dans les pensées, qui déforme la perception, qui laisse des cicatrices invisibles mais irréversibles.
Bien évidemment, on comprend rapidement que Ned est un prince charmant version cauchemardesque… Ah, Ned. Le milliardaire parfait, séduisant, charismatique… et derrière le vernis, un manipulateur toxique, imbu de lui-même, qui révèle toute la dangerosité des beaux discours enrobés de charme. C’est un personnage qui glace, parce qu’il est crédible. Ce genre de monstre, on sait qu’il existe. Si en plus il est richissime, nul doute qu’il n’en devienne évidemment que plus dangereux ! Mais est-il à l’origine de tout ceci ?
Face à lui, Amélie n’est pas une héroïne invincible. C’est une femme cabossée par la vie, qui a appris à se relever, mais là… l’épreuve est d’une autre trempe. Plus qu’un kidnapping, sa survie devient un combat pour soi. Ce roman est bien plus qu’une histoire d’enlèvement. Mais cela, je vous laisse le découvrir ! Car l’enfermement ne mène pas toujours à la folie. Parfois, il forge une forme de résilience. Parfois, il révèle une force qu’on ne soupçonnait pas. Même s’il détruit aussi beaucoup au passage.
Prisonnière est de ces thrillers psychologiques qui font carburer votre imagination, qui vous angoissent sans jamais tomber dans la facilité des scènes choquantes. Tout se joue dans les silences, dans les regards, dans ce qui n’est pas dit. Et c’est là que réside la puissance du roman : dans sa capacité à enfermer aussi le lecteur, à le faire suffoquer aux côtés d’Amélie, jusqu’au bout.
Alors, si vous aimez les thrillers qui vous font douter, qui jouent avec vos nerfs sans jamais vous lâcher, ouvrez ce livre. Mais attention… refermez bien la porte derrière vous. Sait-on jamais…
Un huis clos avec une vraie tension et la tête en ébullition… c’est pour moi !
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😉 chouette si je t’ai donné envie !
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Je ne connais pas du tout ! Merci pour le partage Nath
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Du thriller psychologique bien foutu !
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Je l’ai lu et adoré à sa sortie. Merci à toi pour la piqûre de rappel 🙏 😘
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Eh bien, voici un thriller qui a l’air particulièrement angoissant ! J’adore les thrillers psychologiques, mais je ne me souviens avoir déjà entendu parler de celui-ci (en même temps, ma WL est haute comme la tour de Babel…).
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Jusque là, tout est normal (je parle de la hauteur de ta pal 🤣) !
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Oh punaise, tu rattrapes tes retards de chroniques, bravo ma Nath.🤩
Et oui promis je ferme bien la porte !😋
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🤣🤣 Bon je reprends du retard mais ça va aller 🤣
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Sans retard, pas de blogueuse ! ahahah 😁😂🤣
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Ah ça je me la note 🤣
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hihi 😁😆
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