Lu en : Février 2026

Une couverture beige, colorée, fleurie, la mention de la collection « Au gré du monde » de HarperCollins… autant dire que RIEN ne me destinait à rencontrer ce livre, sauf peut-être une probable erreur d’aiguillage qui a fait que ce roman m’est arrivé en SP. Moi, dont la bibliothèque est presque exclusivement peinte en nuances de noir.
Sceptique, donc. Pourtant, quand les copines, Isabelle et Aude, m’ont proposé une lecture commune, je me suis dit que ce serait sans doute moins pénible si j’avais un groupe où déverser mon agacement. Car oui, j’en étais sûre, sans même l’avoir ouvert, sans même avoir lu la quatrième de couverture, ce livre allait m’inspirer beaucoup de commentaires sarcastiques.
Et pourtant… pourtant, il n’a pas fallu plus d’un chapitre pour que Hai m’emporte avec elle, me prenant par la main pour me guider à travers la Chine de 1948. Hai et sa famille, issus d’une longue lignée de propriétaires terriens, les Ang. Avec sa mère, son père, ses sœurs et la famille de ses cousins, vivant dans le confort d’une maison bourgeoise auprès de leurs grands-parents. Même si la grand-mère, qui a eu le bonheur de donner naissance à deux fils, règne désormais en despote sur la maison, Hai et sa famille sont chanceuses d’être née dans une famille riche. Pourtant, Hai et sa mère vivent presque comme des esclaves, à la merci des caprices de l’aïeule qui tient sa belle-fille en piètre estime, celle-ci n’étant capable que d’engendrer des filles.
L’ambiance pose immédiatement le ton, dans cette Chine attachée aux traditions confucéennes où les filles ne comptent pour rien si elles ne sont pas mères d’un héritier. Mais dans cette Chine de 1948, les Ang, comme tous leurs semblables, sont pourtant devenus la cible des communistes. Et alors que la guerre civile fait rage, les Ang décident de fuir, en abandonnant sur leur chemin Hai, sa mère et ses deux jeunes sœurs, sous prétexte de leur confier la maison. Cette maison qui, à peine quelques semaines plus tard, sera réquisitionnée par les communistes, tandis que Hai, en tant qu’aînée instruite, sera livrée à la vindicte populaire. Livrées à elles-mêmes, les quatre femmes vont alors entamer un exode pénible pour tenter de retrouver leur famille et échapper à la punition communiste à laquelle le nom des Ang les condamne.
Tout, dans ce roman, m’a plu. Sous la plume délicate de l’autrice, je suis partie en Chine. J’ai senti chaque caillou sous les pieds fatigués, chaque ampoule sur les mains qui charbonnent, chaque grondement des ventres qui ont faim, mais aussi chaque petit instant de complicité, chaque sourire dans l’adversité, chaque geste d’amour inconditionnel d’une mère pour ses enfants. Chaque accès de rage de la jeune Di, aussi, qui ne peut comprendre l’acharnement que met sa mère à les ramener auprès d’une famille qui les a laissées tomber. Dans ces lignes, il y a également le poids des traditions, les idéologies politiques, la misère, l’abandon, et pour contrebalancer tout ça, le courage, l’acharnement, le sacrifice pour que, touche après touche, génération après génération, l’équilibre se fasse. Pour l’expliquer, la postface touchante de l’autrice qui apporte un éclairage à l’histoire qui, si elle est fictionnelle, se nourrit pourtant de la vie de sa grand-mère.
Ce livre dit aussi, sans juger, comment une idéologie peut se frayer un chemin dans les esprits fragilisés par la peur ou la pauvreté, avec pour seule conséquence que l’oppression change de camp. Il n’y a jamais vraiment de gagnant dans une guerre, et a fortiori quand elle est civile. Ce livre dit aussi que plus la misère est grande, plus l’entraide est solide. Au cœur de l’adversité, les cœurs purs se retrouvent et cela suffit à redonner un souffle d’espoir à tous ceux qui, comme moi, manquent en ce moment singulièrement de foi en l’humanité. Ce livre dit aussi combien il est difficile de s’affranchir du poids des traditions, mais combien chaque petite rébellion, si infime paraisse-t-elle, peut devenir le premier pavé du chemin qui mène à la liberté.
Il est bien rare, par ici, de me voir aussi positive et aussi émue par une vraie lumière qui s’épanouit au cœur du pire, mais je l’avoue : cette lecture dont je ne voulais pas vient d’imprimer dans mon cœur une trace durable. Merci pour cela, HarperCollins !
C’est formidable de te voir enthousiaste sur une lecture inattendue, qui sort des habitudes, et de lire cette empathie que tu as ressentie
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C’était pas gagné 😊 et finalement, je suis récompensée quand je décide de tester d’autres choses 😏. Spoiler alert, tu n’as pas fini d’être surpris par mes choix, je pense 😉.
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j’adore ce que je viens de lire :-). Vive les surprises ! C’est tellement plus enrichissant quand on ressent de telles émotions qu’on n’attendait pas
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Je l’avoue 😊
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Ok 👍 je vais acheter ce livre ♥️
Ton retour me fait trop envie !
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J’espère qu’il te plaira 🥰
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Effectivement, il sera bien pour toi 😘
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Wooowww, tu m’as mis les larmes aux yeux, ce livre était ton premier rendez vous avec un autre genre. Merci à toi pour le partage de la chronique 🙏 😘
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J’admets que cette histoire m’a beaucoup touchée
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Ah mais cela se ressent tellement ❤️
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😘
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Je suis ravie que tu changes de registre, ça va te permettre d’oser autre chose. ❤️
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Oui, en ce moment, je m’étonne moi-même 😅
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Justement, laisse toi faire 😉
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La littérature blanche est tellement profonde. Elle n’a rien à envier à la noire 😘
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Disons qu’une guerre civile, ça m’a paru bien sombre aussi 😏
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C’est chouette Nath quand on se met à aimer un livre vers lequel on ne serait pas forcément aller de prime abord. Ça donne une belle découverte. 🙂📚
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Oui, la surprise est d’autant plus belle !
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Et bien voilà une bonne surprise !
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Oui, j’en suis la première étonnée 😅
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Je trouve la couverture magnifique, tu me donnes très envie de le découvrir en tout cas. Bon dimanche
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C’est vrai que la couverture est assez jolie !
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Un texte qui ne t’inspirait pas de prime abord mais qui semble t’avoir complètement conquise, ce qui prouve qu’il faut parfois aller au-delà ses idées premières.
« Ce livre dit aussi, sans juger, comment une idéologie peut se frayer un chemin dans les esprits fragilisés par la peur ou la pauvreté, avec pour seule conséquence que l’oppression change de camp » Je trouve ces propos très actuels !
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Oui, malheureusement… ils ont souvent été vrai, le sont encore et le seront malheureusement toujours… 😔
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Oh mais je suis heureuse que ce roman historique t’ait plu ! C’est chouette de découvrir d’autres plumes et d’autres histoires ; en tout cas, tu nous en parles merveilleusement bien et je suis conquise. Je note ce roman qui me plairait certainement
Merci Nath pour ce joli retour 😘
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Oui, c’est vraiment un magnifique roman, il devrait te plaire !
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Quelle belle chronique !! Merci pour la découverte… je me le note ! Tu m’as vraiment donné envie de le lire… 🙂
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Voilà qui fait plaisir, parce que ce n’était pas facile d’expliquer ce que j’ai ressenti !
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Tu as parfaitement réussi ! 👍😊
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Je suis contente de voir que dévier du « noir » t’a plu ! Il faut dire que ce genre de roman, généralement, ça t’emporte loin, surtout quand, comme là, c’est bien écrit. J’adore ce genre de lecture, alors je le note !
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Oui, je pense que tu aimerais vraiment beaucoup !
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Alors là tu m’as cueillie ma Nath.
Quel beau retour pour ce livre que tu me fais découvrir.
En plus je ne m’attendais pas à trouver un tel bouquin chez toi ! 😉😊
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Effectivement, en ce moment, je sors allègrement de ma zone de confort et j’avoue que j’adore ça, finalement !
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Effectivement, en ce moment, je sors allègrement de ma zone de confort et j’avoue que j’adore ça, finalement ! Je crois qu’il te plairait beaucoup !
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