Lu en : Juillet 2026
Un avis de Nath !

Le piège, c’est ce qui se referme sur Franck Lombardo depuis dix ans déjà. Il a sur ses traces Harry Miller, bien décidé à faire de sa vie un enfer sans nom.
Quoi que Franck fasse, où qu’il aille, Harry finit toujours par le retrouver. Et menace de s’en prendre aux siens.
Lorsque Franck pense enfin être tranquille, Harry le laisse croire qu’il va pouvoir se reconstruire une existence, reprendre son souffle, espérer que le cauchemar appartient enfin au passé… pour mieux ressurgir et lui rappeler qu’il n’échappera jamais à sa vengeance. Car cet espoir de lui avoir échappé n’est qu’une torture supplémentaire, minutieusement orchestrée par Harry.
Mais quel passif unit ces deux hommes ?
Pourquoi Harry voue-t-il une haine si féroce à Franck ? Qu’est-ce qui justifie un tel acharnement ?
Olivier Bal sait installer ses ambiances tout en forçant le lecteur à gamberger.
En suivant tour à tour Franck et Harry, le lecteur s’immerge dans deux esprits tourmentés et ne peut que tenter de se mettre à leur place. Les justifier ? Probablement pas. Les comprendre ? Un peu.
La vengeance est une mécanique perfide, un engrenage difficile à enrayer une fois mis en marche. Tant Franck que Harry sont des hommes brisés et, en plongeant dans leur psyché, Olivier Bal rappelle qu’un homme ne se résume pas au pire geste qu’il a un jour commis, pas plus qu’il ne se réduit à la souffrance qu’il a subie. Ce serait une vision bien trop manichéenne… et Olivier Bal en est très loin !
D’ailleurs, Le Piège parle moins de vengeance que de son pouvoir destructeur. Une fois enclenchée, elle devient une mécanique infernale qui dévore tout sur son passage. Elle consume celui qui la subit autant que celui qui la nourrit, jusqu’à brouiller la frontière entre le chasseur et sa proie. À force de vouloir enfermer l’autre dans un piège, on finit parfois par s’y emprisonner soi-même !
Derrière son rythme soutenu et son efficacité de thriller, Olivier Bal signe finalement un roman plus sensible qu’il n’y paraît. Un récit où l’action sert avant tout une réflexion sur le pardon, la culpabilité et les conséquences d’une vengeance qui, loin de libérer, finit souvent par détruire.
J’ai aimé ce mélange de rythme, d’action et d’introspection. Cette souffrance qui finit par tisser entre les héros un lien dont ni l’un ni l’autre ne peut réellement s’affranchir.
La conclusion est particulièrement réussie et donne le sentiment que tout le roman convergeait vers cette réflexion profondément humaine. Et puisqu’Olivier Bal y parvient sans jamais sacrifier le rythme, ce livre ne pouvait que me plaire !
J’ai fait l’impasse sur ce dernier et j’avoue que je n’aurai pas dû !
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C est une de mes prochaines écoutes, j aime beaucoup cet auteur qui sait se renouveler. Bon week-end 😊
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Je note ! Le thème me plaît 🙂
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Je n’ai lu l’auteur qu’en autoedite ! Il serait temps que je lui fasse de la place 😉
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Passer 10 années à courir derrière un mec pour se venger 😲😲, Si au moins c’était pour s’en faire aimer !
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Malaven m’étant resté en travers du gosier, je n’ai pas acheté celui-ci. Il attendra le format poche pour mettre avec ses petits frères. Merci Nath pour le partage 🙏 😘
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Je connais peur l’auteur, mais tu donnes envie. Il me semble en avoir un ou deux dans ma PAL
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