Lu en : Août 2026
Un avis de Nath !

Pour son retour en librairie, Nathalie Lecigne nous offre une fresque familiale troublante de noirceur…
À l’ouverture du roman, nous assistons à la fuite de Sarah et de son enfant, Nathan. Ensemble, ils tentent d’échapper à un homme violent qui les maintenait enfermés et soigneusement éloignés l’un de l’autre.
Et tandis que Sarah fuit, Mathilde raconte…
Elle raconte une enfance sacrifiée, une enfance volée, une enfance brisée. Tandis que sa petite soeur s’épanouit comme le papillon de la famille, Mathilde n’est que la proie de la perversion de son grand-père et du dédain de sa mère. Jamais à la hauteur de sa cadette. Trop bête, trop laide, trop inutile. Et sa rencontre avec Clément ne suffit pas à effacer cette impression de médiocrité profondément ancrée en elle.
Nathalie Lecigne nous parle de la violence comme héritage et ne se contente jamais d’opposer la victime au bourreau. Tout est bien plus complexe, bien plus enraciné, et chaque ligne défend l’idée que l’amour, l’emprise et la possession sont parfois des notions inextricables.
Dans la famille de Mathilde, aimer signifie presque toujours posséder. Et d’un malheur peut naître une réjouissance infâme, aussitôt recouverte d’un manteau de honte qui se traduit par un besoin irrépressible de se punir.
Dans son analyse psychologique, Nathalie Lecigne pose également sous nos yeux les fondations instables d’une personnalité vouée à s’effondrer. Mais ce qu’il y a peut-être de plus insupportable dans cette construction repose sur les silences complices. Car, bien sûr, certains savent, voient, comprennent… mais préfèrent détourner le regard ! Cette partie est injuste, insupportable !
En compliquant notre jugement grâce à des révélations savamment distillées, l’autrice dresse également un portrait extrêmement sombre de la maternité. Ici, l’amour maternel ne protège pas nécessairement. Il peut enfermer, absorber, nier l’individualité de l’enfant et devenir, sous couvert de sacrifice, une autre forme de violence.
Plus qu’un roman suscitant l’attachement, Le sacrifice des papillons est un texte qui pousse à observer la mécanique implacable d’une violence se transmettant d’une génération à l’autre. Cette accumulation de personnages fracassés crée forcément une certaine distance. À force de ne trouver personne à qui se raccrocher, on observe davantage les rouages du drame qu’on ne le vit véritablement à leurs côtés.
Après Je ne suis pas d’ici, Nathalie Lecigne revient là où elle excelle : dans l’analyse tout sauf manichéenne des rouages d’esprits fracassés. Les bourreaux, avant de le devenir, n’étaient parfois que des enfants victimes, et l’autrice tente ici de nous rappeler que rien n’est jamais aussi simple qu’un tableau peint en noir et blanc.
Et même si elle n’offre aucune lumière à ce récit oppressant, impossible de nier qu’elle donne au noir une véritable palette de nuances !
Je ne note mais pas pour tout de suite. J’ai besoin d’un peu de lumière 😉
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Oui, alors c’est vraiment pas le moment 😅
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Trop noir pour moi, merci à toi pour le partage 🙏 😘
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Je comprends 😘
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Aussi trop noir pour moi. Bonne journée
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Je comprends, parfois on aime avoir un peu de lumière !
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Déjà j’ai dû abandonner « Je ne suis pas d’ici», trop de noirceur, d’horreurs, de perversion et quand on pense avoir atteint le fond, il y a encore un double fond. C’est trop, c’est insupportable, !
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Alors je crois qu’il vaut mieux éviter…
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Il faut vraiment que je la découvre
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Oui, elle a une plume très sensible ! J’aime beaucoup !
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Intriguant…
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😉
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La couverture a quelque chose d’attrayant/repoussant qui intrigue. Le livre a l’air sombre à souhait à l’image de l’esprit de certains humains et de certains mécanismes presque impossible à endiguer même une fois identifiés. Quant aux silences complices, je suis certaine qu’ils sont l’élément qui permet à bien des drames de se (re)produire.
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Nous sommes d’accord 😔
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Je l’avais déjà repéré, mais j’hésitais encore un peu, car il a l’air assez sombre.
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Ça je te le confirme…
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Celui-ci je le note, merci Nath
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Ah je comprends !
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