Lu en : Août 2026
Un avis de Nath !

Je déteste les romans d’horreur, de même que les films d’horreur. Le déroulé « groupe de victimes potentielles » qui se réduit de page en page ou de séquence en séquence, poursuivi par un ou plusieurs psychopathes armés, au choix, d’une tronçonneuse, d’un marteau ou d’un fusil de chasse, très peu pour moi !
En toute logique, donc, quand le premier roman d’horreur de Franck Thilliez, paru sous le pseudo à peine déguisé de Caleb Traskman, est sorti, j’ai bien évidemment… passé mon tour ?
Bah bien sûr que non !!! J’ai foncé dessus !
Parce que je suis, au choix également : faible, incohérente, fan de Thilliez… Je pense qu’en fait, je coche simplement toutes les cases !
Parce que, quand même, un deuxième Thilliez sur l’année, ça fait vraiment plaisir !
Direction la route du Diable, la bien nommée…
Abigaël prend le volant d’un camping-car dans lequel ont embarqué Lucas et Lily-Lou, youtubeurs spécialisés dans le true crime, ainsi que Jean-Bernard, pas vraiment de gaieté de cœur le concernant, cependant.
Un an plus tôt, Iris, la fille d’Abigaël, et Mathis, le fils de Jean-Bernard, formaient un couple passionné de voyages extrêmes, qu’ils organisaient et partageaient sur un compte Instagram dédié. Avant leur disparition, ils avaient publié une vidéo devant le panneau marquant le début de la route du Diable pour annoncer à leurs abonnés le commencement d’un périple d’environ 700 kilomètres aller-retour, en direction du lac Skookum, durant lequel ils n’auraient plus de réseau.
Une seule station-service dessert cette route, au kilomètre 570. Passage obligé, donc.
Sauf que les jours passent et que l’on ne retrouve que le combi Volkswagen qu’ils avaient loué. Les deux instagrammeurs, eux, se sont volatilisés…
Un an après leur disparition, le petit groupe se lance donc sur leurs traces.
Une mère qui a cédé aux sirènes de l’alcool, un père qui tient la fille de cette dernière pour responsable de la disparition de son fils, une jeune femme en mal de reconnaissance et un youtubeur à succès : voilà un mélange explosif, mais parfaitement adapté à ce genre d’intrigue…
Quelques chapitres plus tard, les emmerdes commencent vraiment, sous la forme d’une station-service impossible à éviter, puisque c’est la seule du coin, et tenue par une famille de marginaux consanguins…
Voilà, tout y est : la carte du cliché est jouée à la perfection !
Sauf que… On est dans un Thilliez, les gars ! Et Franck Thilliez, c’est le boss, le maître, l’artisan ! Même enfermé dans des codes aussi serrés, il parvient à introduire un élément qui change complètement la donne. Ce qui aurait pu n’être qu’un jeu de massacre destiné à dégommer un maximum de personnages dans une débauche d’hémoglobine devient alors une histoire terrifiante, mais surtout intelligente. Et ça change tout !
La partie la plus frustrante, c’est qu’on ne peut absolument pas parler de cette bascule sous peine de spoiler, et je trouverais ça criminel !
Il va donc falloir vous contenter de me croire sur parole 🙂
Franck Thilliez ouvre alors des portes et, comme toujours, construit son intrigue avec une minutie impressionnante. La moindre image, le moindre mot, la moindre virgule finit par trouver sa raison d’être. Même lorsqu’il s’attaque à un genre plus trash, sans jamais tomber dans l’excès gratuit, il ne renonce à rien de ce qui fait la précision de ses romans.
J’ai donc énormément apprécié ce roman parce qu’avant d’être un roman d’horreur, c’est avant tout un Thilliez : une écriture soignée, une construction redoutable et une attention époustouflante portée au moindre détail.
Je n’aime toujours pas les romans d’horreur. J’aime simplement beaucoup trop Franck Thilliez pour me souvenir de mes principes lorsqu’il décide d’en écrire un.
Groupie, moi ???
Toutafééééé !
Team groupie ♥️
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Yes !!! Ce livre, c’est de l’orfèvrerie ! Dieu sait qu’après ma traversée du désert littéraire, j’ai surkiffé de lire un livre aussi bon !
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Il est vraiment très très fort ce Thilliez, hein ! 😉
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Alors ça, c’est indéniable !!!
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