Un « Avic» de Vic!

Comme beaucoup de lecteurs, j’ai découvert l’univers de Chris Whitaker avec « Toutes les nuances de la nuit », un roman sublime et profondément prenant, qui avait été l’un de mes coups de cœur de 2025. J’avais immédiatement été séduite par la délicatesse de sa plume, mais surtout par l’humanité de ses personnages et cette manière qu’il a de raconter des histoires difficiles avec énormément de sensibilité.
Cette année, j’ai découvert son premier roman, « Duchess ». Et vous savez quoi ? Il s’agit sans aucun doute de ma meilleure lecture de 2026. J’avais pourtant adoré « Toutes les nuances de la nuit », mais « Duchess » l’a, pour moi, largement surpassé. Certainement car j’ai trouvé que l’histoire est encore plus bouleversante.
Nous faisons la connaissance de Duchess, une adolescente de 13 ans, et de son petit frère Robin, âgé de seulement 6 ans. Deux enfants qui, malgré leur jeune âge, ont déjà été confrontés à bien plus d’épreuves qu’ils ne devraient jamais avoir à supporter.
Duchess a grandi trop vite. À 13 ans, elle porte déjà sur le monde un regard dur, méfiant, fataliste et parfois profondément rancunier. Elle ne devrait pas avoir à être aussi forte. Pourtant, face à une mère alcoolique et toxicomane, souvent absente et incapable de prendre soin d’elle-même comme de ses enfants, Duchess endosse très tôt un rôle d’adulte. Elle protège Robin, veille sur lui et tente tant bien que mal de maintenir leur fragile équilibre familial.
Mais la vie ne va pas leur laisser beaucoup de répit.
Au fil des pages, nous suivons le parcours de ces deux enfants et les épreuves qui vont venir bouleverser leur existence. Des événements qui les obligeront à avancer alors qu’ils auraient simplement dû pouvoir grandir, être protégés et profiter de leur enfance.
Et c’est justement là que Chris Whitaker est particulièrement fort. Il nous raconte leur histoire sans jamais chercher à nous épargner, mais toujours avec énormément d’humanité et d’humilité. Il y a quelque chose de profondément douloureux dans ce récit, mais aussi énormément de tendresse.
J’ai été particulièrement touchée par la façon dont l’auteur construit ses personnages. Ceux qui gravitent autour de Duchess et Robin ne sont jamais simplement bons ou mauvais. Ils sont beaucoup plus complexes que cela. Il nous pousse à regarder au-delà des apparences, à comprendre les blessures, les choix et les failles de chacun.
Chris Whitaker est définitivement un auteur que je vais continuer à lire et à suivre avec beaucoup d’intérêt. J’aime énormément les histoires qu’il nous propose : des histoires doucement cruelles, profondément humaines et merveilleuses à la fois.
Je pleure rarement en lisant un livre. Et pourtant, celui-ci a réussi à me tirer plusieurs larmes. Certaines histoires nous touchent et restent longtemps avec nous une fois le livre refermé et c’est certainement le cas de celle-ci dont j’ai refermé le livre avec l’impression de quitter une famille. Et maintenant, je n’ai qu’une envie : découvrir ce que l’auteur nous réserve dans « La Lumière qui nous reste » qu’il me tarde d’avoir entre les mains.
Le message est passé : à mettre de toute urgence au planning de lecture !
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Premier livre en français ;-). Le prochain le précède en anglais (je me comprends). Ce gars est un génie, pour moi l’un des meilleurs écrivains de la décennie !
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