« Sekt – L’Origine du venin » – Vincent Ravalec

Lu en : Mai 2018

9782376220411FS

J’étais assez enthousiasmée à l’idée de découvrir ce roman dont la couverture, sanglante à souhait, me semblait vraiment prometteuse ! Ainsi, lorsque j’ai eu le plaisir de voir ma demande acceptée par l’éditeur TohuBohu (que je remercie chaleureusement !) via la plateforme NetGalley, j’ai rapidement décidé de plonger la tête la première dans ce qui s’annonçait comme un thriller ésotérique…

Je vais préciser que mon expérience dans ce domaine est quasi nulle ! Donc, je partais sans a priori, mais aussi sans avis quant au respect des codes du genre !

L’histoire démarre sur les chapeaux de roues ! On fait la connaissance de deux personnages anciennement acteurs, lui en tant que flic et elle en tant que juge, du maintien de l’ordre à Paris. Mais, l’un et l’autre, ils ont été responsables d’un drame qui a précipité leur chute. Engagés par un nouveau département nommé MIOLDS (pour « Mission Interministérielle d’Observation et de Lutte contre les Dérives Sectaires »), ils voient là, si pas une voie de garage, au moins une chance de se racheter une conduite et, surtout, une réputation. Si, au départ, ce nouvel organisme sorti de terre plus par dessein politique que par vocation, la MIOLDS n’était vouée qu’à lever de petits lièvres (extorsion de fonds, manipulation mentale, …), Serge et Marie-Hélène, nos deux protagonistes déchus, se retrouvent rapidement au cœur d’une histoire aussi sordide que sensationnelle, laquelle démarre donc, pour en revenir à ce départ « à fond les ballons », sur la découverte d’un crucifié !

Yes, c’est parti, j’adore : on a du sang, de l’horreur, de l’action ! Mais pas de chance, le tout est, pour moi, j’insiste sur ce point, très vite retombé comme un soufflé ! D’abord, parce que le crucifié n’est pas mort et parce qu’en plus, il s’est crucifié volontairement (pas de spoil, on le sait dans les toutes premières pages !). Mais pour la MIOLDS, la découverte de cette secte d’allumés à laquelle appartient le crucifié ouvre la porte vers la traque d’une secte sataniste adepte du sacrifice de jeunes vierges.

Si vous aimez le genre, foncez, bien sûr… Moi, mon enthousiasme a fait un virage à 180 degrés avec une rapidité déconcertante… Point numéro un : On crache à n’en plus finir sur mes sacro-saints Rockers… Je déteste, mais alors je DE-TES-TE !! que l’on réduise les rockers aux images démoniaques qu’ils collent sur leurs couvertures d’albums ou leurs T-Shirts ! Merde, je ne crois pas qu’Axl Rose, tout défoncé qu’il soit, s’amuse à kidnapper des jeunes vierges après chaque concert histoire de les sacrifier sur l’ampli de Slash en récitant des incantations démoniaques… (Et puis d’abord, le sang, ça tâche, et les amplis Marschall, ça coûte cher !) Et moi, personnellement, je suis une respectable dirigeante d’entreprise, mère de famille, mais qui troque volontiers le tailleur pour le pull à capuche couvert de tête de mort alors que je prépare gentiment le dîner pour ma smala dans le fond de ma cuisine où vous ne trouverez ni cœur de biche, ni viscères de pucelles ! Bon, voilà pour le coup de gueule numéro un, où il faut vraiment comprendre la différence entre image, folklore et actions… Non mais sérieusement… Bref. Coup de gueule numéro deux : Trop de sexe tue le sexe ! Si je ne suis pas tombée dans la liesse populaire pour les cinquante nuances de conneries de Gray, c’est parce que ce n’est vraiment pas le genre de truc qui m’intéresse en littérature (c’est l’effet Mc Cain, ça… c’est ceux qui en parlent le plus… #vantarde) Bref, dans le cas présent, satanisme et sexe honteux sont indissociables, transformant notre pauvre ex-juge tout simplement célibataire depuis de longues années en succube assoiffée… Donc, si ce sont les codes du genre et que c’est l’usage, je m’incline, préférant admettre que, voilà, je n’aime pas ça et l’auteur n’y peut strictement rien si je suis une vieille psychorigide, hippie de surcroît ! Ça n’a pas fait mouche pour moi…

Cependant, je me dois de souligner les points positifs : beaucoup d’actions, des scènes à mi-chemin entre la science-fiction et l’épouvante rondement menées, des personnages qui évoluent et dont on suit avec attention l’acharnement malgré la descente aux enfers dans laquelle leur enquête les entraîne ! Gageons que les personnages ont effectivement un bel avenir dans les tomes suivants qui sont attendus puisqu’il s’agirait d’une trilogie… Mais la suite de leurs aventures, ce sera sans moi…

2 réflexions sur “« Sekt – L’Origine du venin » – Vincent Ravalec

  1. Oh Nath ! Je t’adore ! Que j’aime tes coup de gueule :))) Tu es fantastique !
    Pour le coup, je passe mon tour hein n’étant ni fan de viscères… « de pucelles » 😂, ni de 50 nuances BIEN grises…
    en revanche, je payerais cher pour te voir faire la popote à la smala 😂😘

    Aimé par 1 personne

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