« La Terre des morts » – Jean-Christophe Grangé

Lu en : Août 2018

La-Terre-des-mortsLa terre des morts, c’est l’histoire d’un voyage au cœur de la débauche. La terre des morts, c’est aussi l’histoire d’un pauvre diable, toujours à mi-chemin entre flic et voyou, qui se défonce à coup d’enquêtes pour oublier ses propres penchants tordus.
On sait que les flics torturés sont une recette qui marche pas mal dans les thrillers. Cette facette d’écorchés-vifs qui en font des enquêteurs hors-pairs ! Une petite variante à la sauce Grangé ici : Stéphane Corso est un flic au passé tumultueux qui n’a échappé à l’enfer des cités que grâce à l’intervention d’une providentielle marraine qui l’a successivement expédié en désintox puis à l’école de police. Aujourd’hui en plein divorce, sa gorgone d’ex-femme s’évertue à tenter de le priver de la garde de leur fils. La belle, extérieurement bien sous tous rapports, n’est en fait qu’une absolue reine de la perversité mais le gentil flic à des scrupules à révéler au monde sa vraie nature, craignant de blesser son fils. C’est dans cet état d’esprit que Corso hérite d’un dossier foireux : le meurtre d’une strip-teaseuse pour lequel le groupe d’enquêteurs initial n’a pas levé le moindre indice. A peine Corso reprend-il les rênes de l’enquête qu’un deuxième cadavre est découvert. Corso va devoir plonger dans les milieux les plus abjects et pervers qui soient pour comprendre la psyché des victimes quand, tout à coup, on met sur son chemin un potentiel coupable idéal, peintre de renom, ex-taulard ayant à son actif un nombre ahurissant de penchants dépravés.
Nul doute qu’on tient là une bonne histoire ! Tous les ingrédients y sont réunis, et sous la houlette d’un Grangé, ça ne pouvait que bien se passer.
Mais si, globalement, l’histoire et le contexte sont bien posés, j’ai regretté quelques coquilles : des plongées d’une longueur totalement (me semble-t-il) injustifiée dans les milieux les plus glauques qui soient, une histoire avec son ex qui prend une ampleur monstrueuse pour finir par retomber comme un soufflé, une accumulation d’erreurs policières, une précipitation mal dosée, bref, autant de faux-pas et de longueurs qui ont un peu bridé mon enthousiasme. Même si, il est vrai, il était nécessaire, pour balader le lecteur, d’osciller de page en page entre ce sentiment de coupable idéal ou d’innocent manipulé.
Bref, j’ai aimé le fond mais j’ai souffert de la forme. Pas le meilleur Grangé qu’il m’ait été donné de lire. Mais pour autant, pas le dernier Grangé que je lirai non plus !

8 réflexions sur “« La Terre des morts » – Jean-Christophe Grangé

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