« Le neuvième fragment » – John Faredes

Lu en : Juillet 2021

Le neuvième fragment par Faredes

Quand le temps est maussade, que les médias ne donnent que des mauvaises nouvelles, que la lassitude est totale… même les plus assidus d’entre nous risquent LA fameuse panne de lecture… Ces dernières semaines, j’ai surfé dangereusement sur cette vague, oscillant entre différentes valeurs sûres pour me sauver.

Une valeur sûre, c’est par exemple quand Tomabooks fait l’éloge d’un livre, et qu’il précise « le tout dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler celle de Seven, The Game ou encore 8mm. » (voir sa chronique ici). Il ne m’en a pas fallu plus pour me décider. Reste à savoir s’il avait vu juste en prédisant que j’allais adorer… Roulement de tambour et fin de suspens : Bah oui, bien sûr que j’ai adoré !

Pour commencer, la scène d’ouverture prend aux tripes, d’autant plus que je l’ai lue en berçant doucement ma petite-cousine de trois mois à peine… Cette scène, donc, nous permet de faire la connaissance de John Conroy, auteur à succès de thrillers dont la vie privée a quelque peu déraillé suite à un tragique accident.

Un jour, voilà que John reçoit un courrier et une clé USB contenant un film excessivement trash en provenance d’une certaine Sharon Palmer… Elle est la fille d’un millionnaire mais surtout une productrice renommée dans le milieu des films ultra gores. A tel point qu’une rumeur court selon laquelle son dernier film, diffusé une seule et unique fois, aurait provoqué une vague de suicides chez ceux qui l’auraient vu.

Intrigué, John tente de comprendre pourquoi Sharon s’est adressée à lui, et il comprend rapidement qu’elle a été kidnappée. John décide donc de s’allier au père et au frère de Sharon pour les aider à la retrouver, mais ils refusent catégoriquement d’impliquer la police, le ravisseur ayant été assez clair sur ce qu’il ferait subir à Sharon dans le cas où ils ne suivraient pas ses instructions.

Pour aider les Palmer autant que pour fuir un quotidien qui l’étouffe, John plonge dans la vie chaotique de cette jeune femme aussi perturbée que perturbante…

Dans ce récit, rien n’est épargné au lecteur, sauf la surprise immense de constater qu’il s’agit du premier roman de l’auteur ! De quoi interpeller, eu égard à la maîtrise totale de la plume, du rythme, de la profondeur des personnages… Tout ça pour dire qu’une fois qu’on plonge dans les pages, il est difficile d’en ressortir ! D’autant que la dynamique est parfaitement équilibrée en alternant tantôt la voix de John Conroy qui se pose en narrateur, tantôt celle de Sharon qui nous parle au travers de son journal intime.

Et si j’avoue que les tenants et aboutissants de ce kidnapping ne m’ont pas forcément surprise, cela n’a pas gâché mon plaisir tant j’ai adoré la narration. Une cuvée spéciale de psychopathe pour accompagner un kidnapping nappé à la sauce drame familial, beaucoup de sang et de boyau pour agrémenter ce thriller à haute intensité, il n’en fallait pas plus pour me régaler ! Ouais, ça gicle un peu de partout, mais avec énormément de maîtrise ! Et qu’on se le dise, c’est exactement ce que j’aime !

24 réflexions sur “« Le neuvième fragment » – John Faredes

      1. Ça se comprend , il y a quelque chose de « malsain » dans cette couverture, elle met mal à l’aise 🤭 je l’achèterais en numérique alors, pour m’éviter de la voir trop régulièrement 😆 en tout cas ton article donne vraiment envie, merci ! 🙂

        Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s