« L’évangile de la colère » – Ghislain Gilberti

Lu en : Juillet 2022

Cet été, j’ai ressenti à un moment l’envie d’un thriller qui tabasse. Ayant déjà goûté aux méthodes Gilberti, je n’avais aucun doute sur le fait que ce nouvel opus conviendrait parfaitement ! Dans le mille ! Non seulement, ça tabasse, mais surtout, ça le fait dès la première ligne !

Nous voilà donc à la rencontre d’un groupe fraîchement remodelé avec à sa tête Seth Kohl, nouveau venu dont l’équipe ignore à peu près tout. Seth Kohl, c’est une bombe à retardement, eu égard à son passé qui ne l’a pas épargné. Néanmoins, il est terriblement efficace, et de l’efficacité, il en faudra pour venir à bout de l’enquête qui tombe sur le groupe. Elle commence par l’enlèvement, rapidement suivi du meurtre du petit Gabin, six ans. Ce cadavre-là n’est que le début d’une longue série qui va plonger le groupe dans une perplexité profonde jusqu’à ce qu’enfin, un lien se profile…

Tordue à souhait, l’enquête est carrément punchy, comme on peut s’y attendre de la part de l’auteur. Une nouvelle fois, tourmentés ou non, ses flics sont des personnalités puissantes et attachantes, et la cohésion de groupe est un élément déterminant dans l’intrigue. Pourtant, pour une fois, je mets un petit bémol, par rapport au groupe, justement. Si, dans un ensemble, on peut parfois se retrouver en face d’un inspecteur Harry dans un groupe (Vous savez, Harry Callahan, interprété par Clint Eastwood ?), là j’ai franchement eu l’impression de me retrouver en face d’un brigade complète d’inspecteurs Harry ! C’était un peu too much, même si lorsque le groupe entier se déchaîne contre une nouvelle recrue, j’admets qu’ils ont raison sur le fond, mais que j’ai de gros doutes sur la crédibilité de la forme… Tout ça pour dire que, pour une fois, je n’ai pas été totalement convaincue par l’univers créé par Gilberti, ce qui ne m’a pas empêchée d’apprécier ma lecture quand même.

Pour les novices, pas de soucis, ce livre peut très bien servir à découvrir l’auteur. Pour les autres, des petits clins d’œil glissés ici et là permettent de retrouver la nostalgie des récits précédents. Et novice ou non, tout le monde devrait être convaincu par la minutie que l’auteur apporte à son intrigue, millimétrée, comme toujours.

Et bien sûr, la cerise sur le gâteau d’un roman de Gilberti, c’est l’âme qu’il y met, qui fait transpirer dans ses mots toute son expérience personnelle et sa sensibilité. Car s’il est bien une chose dont ce livre et son auteur ne sont pas dépourvus, c’est de sensibilité.

Ce ne sera pas mon Gilberti préféré, néanmoins, c’est un excellent Gilberti, remède parfait à un besoin de polar qui décoiffe !

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