Lu en : Février 2024

Babelio et les éditions du Masque (que je remercie au passage !) se sont dit que j’apprécierais certainement cette petite balade dans la campagne Turinoise. Ils m’ont donc invitée à partir à la rencontre de Corso Bramard. Corso est prof, adepte de la randonnée, désespérément solitaire, limite ermite aux tendances suicidaires. Non qu’il cherche volontairement la mort, mais il ne serait probablement pas contre l’idée que tout s’arrête. Mais Corso n’a pas toujours été ce prof taciturne. Autrefois, il était flic. Et même l’un des meilleurs. Sa carrière s’est brisée en plein vol quand un tueur en série sur lequel il enquêtait s’en est pris à sa famille. L’absence de son épouse et de sa fille l’a condamné à une morne vie de tristesse dont il semble simplement attendre qu’elle passe. Pourtant, à intervalles réguliers, l’assassin s’amuse à rouvrir les vieilles blessures en envoyant à Corso des extraits d’une vieille chanson de Léonard Cohen. Cela fait vingt ans que Corso n’arrive pas à cicatriser, vingt ans et dix-sept lettres. Sauf que cette fois, Automnal a commis une toute petite erreur… Suffisante pour que le chien de chasse au fond de Corso se réveille, bien décidé, cette fois, à traquer sa proie jusqu’au bout. Pour l’y aider, Corso pourra compter sur son ancien collègue et ami, le commissaire Arcadipane, dont il fut le mentor à une autre époque. Arcadipane n’a pas les coudées franches pour aider son vieil acolyte, alors il lui met dans les pattes une fliquette qui exaspère tout le monde, Corso le premier, mais dont les compétences se révéleront plutôt utiles…
Ne vous y trompez pas. Cette histoire a tout du thriller, excepté le rythme. Car le tempo de l’histoire sied à merveille aux décors, et c’est presque comme si l’on était dans un vieux film en noir et blanc à l’accent mélancolique. Tristesse, lenteur… Pas forcément, vous le savez, mes ingrédients préférés. Cependant, Corso est indéniablement un personnage touchant. Sa quête l’a usé, mais la vérité est toute proche, et il mettra sa ténacité à son service.
La fin apporte un petit regain de peps, les éléments se décident enfin à s’emboîter d’un coup. Peut-être même d’un coup trop rapide, eu égard à la langueur qui a accompagné tout le livre… Ce ne fut donc pas forcément ma lecture de l’année, mais je garderai quand même un bon souvenir de Corso Bramard !
« Tristesse, lenteur », ce sont des ingrédients que j’aime retrouver dans certaines lectures. Je me note celui-ci ! « c’est presque comme si l’on était dans un vieux film en noir et blanc à l’accent mélancolique. », ça me fait penser au Carré des indigents, un roman policier que j’avais vraiment beaucoup aimé.
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J’aime beaucoup voir que ce qui est un frein pour certains soit un point positif pour d’autres 😊. Je ne peux pas te dire, pour carré des indigents que je n’ai pas lu.
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Oui, comme toi, j’aime ça aussi, c’est pourquoi ta chronique de Lux m’a séduite aussi, tu allais un peu à contresens de tout ce que j’avais lu. D’ailleurs, j’ai bien aimé ma lecture ! 😉
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Voilà qui me fait super plaisir ! Oui, je suis souvent à contresens 😅
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Merci Nath pour le partage ☺️. Je ne connais pas cet auteur et j’avoue le côté lent et vieux film en noir et blanc que tu décris ne m’attire pas vraiment ! mais l’idée du roman est intéressante.
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C’est vrai que ça dépend des goûts, personnellement, je préfère aussi quand c’est plus punchy 😄.
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Quel cruauté après cet acte horrible d’envoyer chaque année des lettres. Corso doit être un personnage totalement brisé au début de la lecture. J’avoue que dans les thrillers, j’aime bien quand ça bouge un peu alors je suis pas certaine que l’effet film en noir et blanc me convienne totalement. Je vais passer mon tour et ma pile à lire sera contente. 😁
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Oui, parfois, un avis pas totalement convaincu peu avoir du bon 😅. Je suis comme toi, j’aime quand ça bouge, sauf quand ça a un vrai sens dans l’histoire, pour faire monter la tension, par exemple.
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Ce livre me tente, mais je crains que je m’ennuie un peu. Avec moi, ça doit bouger !
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Oui, je comprends ça, on est nombreux dans ce cas 😊. Je préfère aussi quand c’est plus dynamique.
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Oh ben voilà une découverte pour moi ma Nath.
Je ne connais pas du tout.
J’aime aussi parfois quand les choses trainent en « langueur… » et mélancolie. Mais pas là en ce moment, non ! Du coup je passe mon tour…
Mais merci pour ce joli retour plein de sincérité. 😘
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Je suis d’accord, il y a des moments pour tout… en ce moment, j’ai besoin de rythme aussi.
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Oui faut que ça pulse ! 😉
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Bonjour. J’avais repéré ce roman et j’étais plutôt emballée mais, si la narration manque de rythme, je ne suis pas sûre d’apprécier.
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Disons que ça dépend un peu de chaque goût, et moi personnellement, je préfère quand ça bouge un peu plus, sauf si la lenteur sert l’historique, ce qui peut arriver !
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