« L’affaire Bramard » – Davide Longo

Lu en : Février 2024

Babelio et les éditions du Masque (que je remercie au passage !) se sont dit que j’apprécierais certainement cette petite balade dans la campagne Turinoise. Ils m’ont donc invitée à partir à la rencontre de Corso Bramard. Corso est prof, adepte de la randonnée, désespérément solitaire, limite ermite aux tendances suicidaires. Non qu’il cherche volontairement la mort, mais il ne serait probablement pas contre l’idée que tout s’arrête. Mais Corso n’a pas toujours été ce prof taciturne. Autrefois, il était flic. Et même l’un des meilleurs. Sa carrière s’est brisée en plein vol quand un tueur en série sur lequel il enquêtait s’en est pris à sa famille. L’absence de son épouse et de sa fille l’a condamné à une morne vie de tristesse dont il semble simplement attendre qu’elle passe. Pourtant, à intervalles réguliers, l’assassin s’amuse à rouvrir les vieilles blessures en envoyant à Corso des extraits d’une vieille chanson de Léonard Cohen. Cela fait vingt ans que Corso n’arrive pas à cicatriser, vingt ans et dix-sept lettres. Sauf que cette fois, Automnal a commis une toute petite erreur… Suffisante pour que le chien de chasse au fond de Corso se réveille, bien décidé, cette fois, à traquer sa proie jusqu’au bout. Pour l’y aider, Corso pourra compter sur son ancien collègue et ami, le commissaire Arcadipane, dont il fut le mentor à une autre époque. Arcadipane n’a pas les coudées franches pour aider son vieil acolyte, alors il lui met dans les pattes une fliquette qui exaspère tout le monde, Corso le premier, mais dont les compétences se révéleront plutôt utiles…

Ne vous y trompez pas. Cette histoire a tout du thriller, excepté le rythme. Car le tempo de l’histoire sied à merveille aux décors, et c’est presque comme si l’on était dans un vieux film en noir et blanc à l’accent mélancolique. Tristesse, lenteur… Pas forcément, vous le savez, mes ingrédients préférés. Cependant, Corso est indéniablement un personnage touchant. Sa quête l’a usé, mais la vérité est toute proche, et il mettra sa ténacité à son service.

La fin apporte un petit regain de peps, les éléments se décident enfin à s’emboîter d’un coup. Peut-être même d’un coup trop rapide, eu égard à la langueur qui a accompagné tout le livre… Ce ne fut donc pas forcément ma lecture de l’année, mais je garderai quand même un bon souvenir de Corso Bramard !

15 réflexions sur “« L’affaire Bramard » – Davide Longo

  1. Avatar de Céline C. Céline C.

    Merci Nath pour le partage ☺️. Je ne connais pas cet auteur et j’avoue le côté lent et vieux film en noir et blanc que tu décris ne m’attire pas vraiment ! mais l’idée du roman est intéressante.

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  2. Quel cruauté après cet acte horrible d’envoyer chaque année des lettres. Corso doit être un personnage totalement brisé au début de la lecture. J’avoue que dans les thrillers, j’aime bien quand ça bouge un peu alors je suis pas certaine que l’effet film en noir et blanc me convienne totalement. Je vais passer mon tour et ma pile à lire sera contente. 😁

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