« On la trouvait plutôt jolie » – Michel Bussi

Lu en : Octobre 2017

CVT_On-la-trouvait-plutot-jolie_4045Pour les habitués de cet espace, pas de secret dans le fait que Michel Bussi est un auteur que j’affectionne. Aussi, à la sortie de son nouveau roman « On la trouvait plutôt jolie », j’ai aussitôt validé ma précommande chez Belgique Loisirs sans même avoir lu le résumé ! Même pas peur d’être déçue… Alors, avais-je vu juste ?

Avant de vous délivrer ma réponse, reprenons l’historique :

1.) Michel Bussi est un auteur manipulateur qui joue avec ses histoires pour nous balader et, lorsque nous nous croyons plus futés que lui, nous envoyer en général droit dans le mur avec nos hypothèses tortueuses !

2.) J’ai triché en dévorant les avis des copinautes sur la blogosphère, notamment celui de Sonia (du blog Par les yeux de Sonia) qui m’a déjà fourni de précieux conseils de lecture… Et, soit dit en passant, qui est également grande fan de Bussi.

Bref, je me sentais prête à démarrer ma lecture, sur mes gardes, attentive au moindre détail que l’auteur ne manquerait pas de laisser discrètement échapper pour les plus rusés d’entre nous, lecteurs assidus. J’ai tout analysé, gardé chaque phrase suspecte dans un coin de mon cerveau… Et ricané rapidement… Héhé, mon ami, cette fois je te tiens… J’ai tout compris… Compris quoi ?? Oui, parce que dans tout ça, j’en oublie totalement de vous donner le thème du livre… Qui n’est pas super clair à la lecture du résumé, sachez-le !

« On la trouvait plutôt jolie », c’est l’histoire de Leyli, malienne réfugiée en France, qui, comme tant d’autre, s’est battue pour devenir citoyenne française et élever dignement ses trois enfants (Bamby, Alpha et Tidiane) à Marseille où elle s’est établie. On découvre, savamment distillée au travers des chapitres, son histoire, bouleversante et dure ; tandis que dans le présent, sa fille Bamby semble suspect numéro un dans le meurtre d’un membre de Vogelzug, une association venant en aide aux migrants.

En toile de fond et au travers des échanges entre les différents protagonistes, Bussi, en bon professeur de géographie qu’il est, nous dresse un portrait au vitriol d’une situation que personne n’ignore mais que nombre d’entre nous feignent de ne pas savoir. Et pourtant, la plume de Bussi ne se pose pas en défenseur ou opposant de la cause, il énonce « simplement » (si l’on peut dire) des faits qui sont malheureusement devenus le quotidien de beaucoup.

Revenons-en à l’intrigue : comme je l’ai annoncé, j’avais la ferme intention d’être bien plus maline que l’auteur. J’avais donc décortiqué les lignes, forgé mon opinion, ricané puisque j’avais déjoué les pièges les plus subtils tendus par l’auteur… Pour découvrir, à une cinquantaine de pages de la fin, qu’encore une fois, Bussi m’avait complètement baladée ! Bon, j’avais capté un petit détail quand même, maigre consolation à côté de la claque monumentale que j’ai prise ! Juste un détail : Seigneur, Monsieur Bussi, où allez-vous chercher des noms pareil ?? Bamby ?!? Petar ?!?  (Si si, je vous jure, il a appelé son flic Petar…)

Bon, vous vous souvenez de mon questionnement initial ? Alors, déçue ? Vous l’aurez deviné, absolument pas ! L’histoire belle et triste de naufragés de la vie qui ne demandent pas grand-chose de plus qu’une petite part de bonheur à partager en famille servie sur un plateau garni de meurtres… Tout ce qu’aime !

9 réflexions sur “« On la trouvait plutôt jolie » – Michel Bussi

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