C’est vous qui le dites ! – Les coups de cœur de Geneviève

Présentation de la rubrique ici !

Aujourd’hui, c’est avec grand plaisir que je laisse à Geneviève, porte-flingue du blog Collectif Polar, la parole afin qu’elle nous parle des coups de cœur de sa vie de lectrice. Geneviève est bibliothécaire et, dans la blogosphère, est l’incontournable Dame du Noir, l’une des premières à m’avoir accueillie lors des débuts du blog, et dont le leitmotiv est la collaboration. Son blog est participatif, et elle laisse donc souvent place à ses flingueuses pour qu’elles nous parlent de leurs lectures (je dit elles, mais je pense qu’il y a aussi quelques flingueurs !). Aimant justement les interactions, elle dirige également des projets de grandes envergures, je pense notamment aux deux cadavres exquis ou au concours de nouvelles, trois projets auxquels j’ai adoré participer ! Bref, Geneviève, c’est en quelques mots l’une des figures les plus adorables que j’ai rencontrée sur cette blogosphère, et ceux qui la connaissent ne me contrediront certainement pas !

Qui es-tu et où peut-on te suivre ?

Bonjour Nath, et tout d’abord avant de commencer à me livrer, je voudrais te remercier de me donner la parole, de nous donner la parole et de nous faire une place de choix dans les pages de ton blog. Avec grand plaisir !
Alors oui merci pour ces beaux échanges.

Je suis Ge, et non je ne suis pas schizophrène, même si Geneviève mon double maléfique est prête à vous dire le contraire.
Je suis une simple bibliothécaire férue de littératures policières et de l’imaginaire. Pour l’autre moi, je ne sais pas trop.
Elle et moi (elle est moi aussi) avons créé Collectif Polar : Chronique de Nuit.
Je suis la Porte Flingue de Collectif Polar mais aussi une de ses Flingueuses.
Collectif Polar, c’est une équipe. Et si j’en suis la Porte Flingue, et c’est tout un groupe de Flingueuses qui font vivre le Collectif Polar. Des Flingueuses qui sont les poumons et le cœur de Collectif Polar. Et si notre blog est si actif c’est bien parce que certaines sont totalement investies dans cette aventure collective.
Cheffe de Meute du Gang Ge et ses Flingueuses
Émanation du blog Collectif Polar, chronique de nuit, Ge et ses Flingueuses est un groupe qui réunit les chroniqueuses régulières et passionnées de notre blog. J’ai voulu un blog participatif et aujourd’hui je suis entourée d’une équipe extraordinaire de flingueuses en tous genres. Nous sommes une petite vingtaine dans la team, à vous proposer nos voix, nos regards et nos émotions autour des littératures policières et de l’imaginaire.
Il y a là nos Flingueuses-chroniqueuses, nos Experts, nos légistes. De simples lectrices zé lecteurs, des blogueurs, des auteurs. Bref un vrai gang au service des littératures policières et de l’imaginaire, mais pas que !

Je suis aussi blogueuse pour : A vos crimes : le polar dans tous ses états
Et j’ai longtemps été coordinatrice du Comité de lecture polar des bibliothèques de la ville de Paris (là je fais un petit break)
Voilà tu sais tout ou presque !
Bien sûr on peut me ou nous suivre sur facebook, babelio et instagram.

Parlons de tes coups de cœur !

Compliqué pour moi cet exercice de revenir sur les livres qui auraient formé la lectrice que je suis aujourd’hui.
Mais bon je t’ai promis de me soumettre à cet exercice alors, allons-y !
Introspection :

1 : Voyage au centre de la Terre de Jules Verne

Le premier livre donc je me souvienne, c’est Voyage au centre de la Terre de Jules Verne, tu sais ces livres rouges avec la tranche dorée dans la collection Hetzel et avec pour titre les voyages extraordinaires. Une vraie promesse de dépaysement, d’aventures et de découvertes.

Le déchiffrement d’une inscription écrite par un alchimiste islandais du XVIe siècle, Arne Saknussemm, permet au professeur de minéralogie Otto Lidenbrock de découvrir l’itinéraire menant au centre de la Terre. Le professeur Lidenbrock, son neveu Axel et leur guide se lancent alors dans une fascinante expédition qui les conduira en Islande à la recherche du cratère du Sneffels. C’est par la cheminée du cratère de ce volcan éteint, qu’Arne Saknussemm aurait réussi à rejoindre le centre de la terre. Aussi Axel et son oncle voyageront, jusqu’aux entrailles de la Terre. Là-bas ils découvriront un monde aussi époustouflant que terrifiant…

En décrivant les prodigieuses aventures qui s’ensuivront, Jules Verne a peut-être atteint le sommet de son talent. La vigueur du récit, la parfaite maîtrise d’un art accordé à la puissance de l’imagination placent cet ouvrage au tout premier plan dans l’œuvre exceptionnelle du romancier.

Jules Verne a commencé à rencontrer le succès sous le 2 ème Empire. Il s’est largement inspiré des progrès technologiques de l’époque et les a aussi anticipés, c’était un visionnaire !
Son univers transparait largement dans les costumes steampunk, vous pourrez trouver dans ces livres de nombreuses sources d’inspiration.

Résumé Babelio :

Ce livre raconte l’histoire d’un scientifique, le Professeur Lidenbrock, et de son neveu Axel, qui découvrent le mystérieux parchemin d’un certain Arne Saknussemme. Dans ce parchemin, ils découvriront qu’il est maintenant possible d’aller au centre de la Terre. Alors ils décideront de se lancer dans cette aventure, avec leur guide. Là-bas ils découvriront un monde aussi époustouflant que terrifiant….

S’en suivront :

 Vingt mille lieues sous les mers – Michel Strogoff . -Le Tour du Monde en quatre-vingts jours. – Aventures de 3 russes et de 3 anglais – Le château des Carpathes suivi de: Un drame au Mexique – Un capitaine de quinze ans suivi de: Le Docteur Ox – De la terre à la lune . -: Les forceurs de blocus. – Cinq semaines en ballon. – L’étoile du Sud – Les tribulations d’un chinois en Chine – La maison à vapeur. -les 500 millions de la begum- La chasse au météore- Claudius Bom Barnac- Clovis Dardenton – « Les révoltés de la Bounty »…sans oublier Deux ans de vacances

Fondateur, je te disais, à l’âge de 10 ans avec Jules Vernes c’est enfin la lecture qui s’ouvrait à moi.

Pas facile de passer après Jules Vernes et pourtant…

2 – La Peste d’Albert Camus

Je suis en troisième, on participe avec ma classe et notre prof d’histoire au concours national de la résistance.

Là, je lis quelques bouquins sur le sujet

Mais surtout je découvre, allez savoir pourquoi, La Peste d’Albert Camus

Peut-être parce que la peste est une représentation transposée de l’occupation allemande en France et de la Résistance.

Résumé Babelio :

Oran, dans les années 1940. Le docteur Rieux est témoin de l’apparition de rats dans les rues. La ville est mise en quarantaine, pour ne pas que la peste se propage. La chronique de cette épidémie et des comportements qu’elle suscite est relatée. Une représentation transposée de l’occupation allemande en France et de la Résistance.

3 -L’exécution de Robert Badinter

En 1981, la gauche et Mitterrand arrive au pouvoir et avec lui, Robert Badinter comme garde des sceaux et ministre de la justice.

C’est l’abolition de la peine de mort en France.

Aussi, les jeunes ados de mon âge se ruent sur son livre publié en 73.

Buffet /Bontemps, je me souviens en avoir beaucoup entendu parler quand j’étais petite, au café avec mon grand-père, l’affaire avait fait grand bruit dans le village où nous habitions non loin de la centrale de Clairvaux.

Et puis, il y a eu, encore plus proche de chez nous, l’affaire  Patrick Henry. Durant le mois de janvier 1976, le petit Philippe Bertrand, âgé de huit ans, fut enlevé. Quelques jours plus tard, Patrick Henry fut interpellé par la police. Il désigna lui-même le dessous de son lit, où se trouvait le corps de Philippe, enveloppé dans une couverture. Ce qui révolta le plus l’opinion publique française fut le comportement de Henry durant l’enquête, avant son interpellation définitive. Quelques jours après l’enlèvement de l’enfant, les policiers suspectaient déjà Henry mais, faute de preuves, avaient dû le relâcher. Le criminel s’exhiba ensuite devant les caméras pour dire à qui voulait l’entendre que les kidnappeurs et les tueurs d’enfants méritaient la mort. Et là, Badinter accepte de la défendre.

Alors forcément, ces grandes affaires criminelles qui divisaient ou, au contraire, concentraient l’opinion public de l’époque ont marqué l’enfant que j’étais alors. Aussi, il était temps que je me fasse ma propre opinion, même si au fond de moi, j’étais contre le fait de supprimer la vie d’un homme, fusse-t-il coupable du pire.

Réflexion sur la justice et la peine de mort, rédigée par Robert Badinter au début de sa carrière d’avocat. Au lendemain de la décapitation de Buffet et Bontems, deux détenus de la prison de Clairvaux (accusés du meurtre d’un gardien et d’une infirmière lors d’une tentative d’évasion) et qu’il a défendus, l’auteur témoigne et évoque ses sentiments sur son métier et le fonctionnement de la justice.

Résumé Babelio :

« Un grand roman classique, une histoire de haine, de sang, de mort et d’amour. Oui d’amour. Unité de temps, de lieu, trois personnages
l’auteur, son vieux maître, la victime ? oui, la victime ? et puis la foule, avec quelques silhouettes bien plantées au premier rang. Un récit qui va droit son chemin vers la réponse à l’unique question : mourra-t-il ?
Ce qui importe, c’est de savoir ce qu’est la justice, comment elle fonctionne, à quoi sert un avocat, pourquoi la peine de mort. C’est tout cela qui nous bouleverse dans ce beau livre, dur et sensible à la fois. Ne laissez plus passer, en tout cas pas ainsi, ce qu’on nomme par dérision peut-être la Justice des hommes. »
Pierre Viansson-Ponté Le Monde. 3 Octobre 1973.

4 – La Lune dans le caniveau de Goodis

En 1983 j’ai 17 ans, et sort ce film de Jean Jacques Beneix d’après le roman éponyme de David Goodis. J’ai déjà beaucoup aimé Diva deux ans auparavant, mais avec La lune dans le caniveau, je crois que j’ai vu l’âme noir de l’humanité. J’ai tout de suite voulu lire le livre.

Kerrigan est inconsolable depuis la mort de sa soeur Catherine qui s’est suicidée après avoir été violée dans les bas-fonds de Philadelphie. Désespéré, il cherche un coupable. Il maudit cette ville et cette misère qui frappent chaque jour les habitants. Car Catherine n’est qu’une victime parmi d’autres du caniveau de Vernon Street…

David Goodis (1917-1967) est considéré comme un poète maudit du roman noir. Ses héros, coincés entre un passé obsédant et une déchéance inexorable, traversent tous la même vie sans espoir au fil de ses romans 

C’est sans doute Goodis qui m’a emmené vers le roman noir américain.

De Jim Thompson à Raymond Chandler en passant par James Hadley Chase ou Dashiell Hammett et Howard Fast…et d’autres encore

Résumé Babelio :

« C’était une ruelle sombre, avec la lune qui l’éclairait en éclaboussant de sa lumière des taches de sang séché. » Obsédé par le souvenir de sa jeune sœur qui s’est suicidée après avoir subi un viol, Kerrigan traîne depuis des années sa haine dans Vernon Street, le coin le plus sordide de Philadelphie.
Jusqu’au jour où il rencontre Loretta, une jeune fille venue des beaux quartiers bien décidée à le sortir de cet enfer. Mais les vieux démons ont la peau dure et, pour Kerrigan, la limite entre la soif de vengeance et la folie va devenir aussi fine que le fil du rasoir.
Sec, puissant, David Goodis distille suspense et sueurs froides en grand maître du roman noir.

Puis il y a eu dans ces mêmes années du début des année 80

5- Légendes d’automne de Jim Harrisson et surtout Dalva

C’est la grande sœur d’une copine de collègue qui me l’a prêté.  Nous nous étions au collègue, elle est au Lycée.

Dans une conversation j’avais dit que petite dans nos jeux d’enfants j’étais toujours du coté des indiens. Et voilà comment je me suis retrouvée avec un bouquin de Jim Harrison dans les mains !

Résumé Babelio :

Dalva est le grand roman américain de Jim Harrison, son livre le plus abouti et le plus poignant, depuis le fabuleux Légendes d’automne. Harrison nous donne ici un portrait de la nation indienne jusqu’aux séquelles de la guerre du Viêt-nam et au cynisme des années 80 – en centrant son livre sur la vie tumultueuse et meurtrie d’une femme de quarante-cinq ans, Dalva. A travers cinq générations de sa famille de pionniers, c’est le mythe du jardin d’Eden, de l’innocence perdue que Harrison met en scène avec ce sens de l’espace, cet extraordinaire lyrisme, cette violence et cette étrange pudeur qui lui sont propres. « Comment, après avoir si bien commencé, avons-nous pu en arriver là ? » A cette question ô combien romanesque et melvilienne, Jim Harrison apporte avec Dalva, son chef-d’oeuvre, une réponse éblouissante.

 6 – Les hauteurs béantes d’ Alexandre Zinoviev

Je ne sais même pas comment ces bouquins sont arrivés entre mes mains. Sans doute Jean-Paul un ami boulanger avec qui je refaisait le monde dans son fournil le dimanche matin en rentrant de boite, lui faisant du pain et des croissant et moi attendant la fin de son service pour aller prendre un petit dej. avec lui devant un café avec ses croissant au bistrot en face de la boulangerie.

Le bouquin n’avait paru ardu à l’époque. J’étais très fière d’avoir pu finir cette lecture

Ce livre n’a amené à lire Alexandre Soljénitsyne est le livre qui m’a le plus marqué est sans conteste

Résume Babelio :

Zinoviev raconte la vie dans l’enfer soviétique, dont il saisit qu’il n’est pas produit par les dirigeants, mais par les masses.
Dans cette anti-utopie, l’histoire de l’humanité se résume par une lutte entre les forces de la civilisation et celles du communisme. Zinoviev ne croit à aucune possibilité de réformer le système : le dissident est un révolté contre toute forme de société.

 7- Le Pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljénitsyne

Inspiré par un fait réel de la vie de l’auteur, le roman met en scène une galerie de personnages très divers, réunis par leur destin de malades : Roussanov, le haut fonctionnaire prêt à composer avec la dictature soviétique pour sa réussite sociale, Kostoglotov, idéaliste intransigeant pour qui seule compte la dignité humaine, la sensuelle Assia, Vadim le passionné, Zoé la naïve, etc.

Résumé Babelio :

En 1955, au début de la déstalinisation, Alexandre Soljenitsyne est exilé dans un village du Kazakhstan après huit ans de goulag. Il apprend alors qu’il est atteint d’un mal inexorable dont le seul nom est un objet de terreur. Miraculeusement épargné, il entreprendra quelques années plus tard le récit de cette expérience.
Au  » pavillon des cancéreux « , quelques hommes, alités, souffrent d’un mal que l’on dit incurable. Bien que voisins de lit, Roussanov et Kostoglotov ne se parlent pas. Pour l’un, haut fonctionnaire, la réussite sociale vaut bien quelques concessions. Pour l’autre, Kostoglotov, seule compte la dignité humaine. Pour ces êtres en sursis, mais également pour Zoé la naïve, Assia la sensuelle, Vadim le passionné, c’est le sens même de leur vie qui devient le véritable enjeu de leur lutte contre la mort. Une oeuvre de vérité.

8 – Si c’est un homme  de Primo Levi

Et puis en 85 sort le film documentaire de Claude Lansmann Shoah. Après ces 10h d’images et d’émotions, j’ai voulu approfondir le sujet

Et là j’ai lu tous les bouquins qui me tombaient sous la main sur  l’extermination des Juifs par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. 

Bien sur il y a eu Si c’est un homme  de Primo Levi

Le récit de son internement à Auschwitz. Ce témoignage est l’un des premiers sur les camps d’extermination nazis. Ces souvenirs sont aussi une réflexion morale sur la douleur, sublimée en une vision de la vie.

Résumé Babelio :

Ce livre est sans conteste l’un des témoignages les plus bouleversants sur l’expérience indicible des camps d’extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme qui culmine dans la négation de l’appartenance des juifs à l’humanité. Le passage où l’auteur décrit le regard de ce dignitaire nazi qui lui parle sans le voir, comme s’il était transparent et n’existait pas en tant qu’homme, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l’holocauste a d’abord été une négation de l’humain en l’autre.
Si rien ne prédisposait l’ingénieur chimiste qu’était Primo Levi à écrire, son témoignage est pourtant devenu un livre qu’il importe à chaque membre de l’espèce humaine d’avoir lu pour que la nuit et le brouillard de l’oubli ne recouvrent pas à tout jamais le souvenir de l’innommable, pour que jamais plus la question de savoir « si c’est un homme » ne se pose.
De ce devoir de mémoire, l’auteur s’est acquitté avant de mettre fin à ses jours, tant il semble difficile de vivre hanté par les fantômes de ces corps martyrisés et de ces voix étouffées. Paul Klein

Ensuite il y a l’année de mes 20 ans

Là encore beaucoup de livres fondateurs

Mais je ne vais pas m’étendre, je vais passer à ces 20 dernières années en quelques livres. Sinon tes lecteurs vont se lasser.

Mais avant cela peut-être le livre auquel je suis le plus attaché, mon livre totem.

 9 – La nuit Singulière de Pierre Jakez Hélias

Nous sommes en 1990, depuis quelques mois j’ai rencontré l’amour de ma vie et c’est le premier Noël que je passe dans sa famille. Et là je n’en mène pas large. Et puis vient les cadeaux et je reçois ce titre, la nuit singulière. Alors voilà que l’on parle littérature et Bretagne et là je m’illumine.

Bon mais au-delà de cela, j’ai adoré cette histoire de veillée mais aussi de tradition et surtout de transmission.

Ils sont sept qui se laissent aller à se raconter les uns aux autres des histoires insolites, durant une veillée annuelle qui se tient pendant la nuit du solstice d’hiver.

Résumé Babelio :

Une fois par an, la nuit du solstice d’hiver, sept personnages se rassemblent pour raconter les légendes et les récits mystérieux de leur terroir.

10- L’affaire Clémence Lange de Laura Sadowski

Ce livre c’est avant tout une rencontre.

Une rencontre avec l’auteure.

Nous sommes en 2009, au salon de Saint-Maur en poche, un des tous premiers SMEP. Là il y a une autrice que je ne connais pas. Je m’approche doucement de son stand pour découvrir ses livres, enfin elle en a deux dont un en poche. Je n’aime pas trop lire la 4e de couverture d’un livre et comme Laura me voit hésitante, elle se propose de me parler de son premier roman. Je crois que j’ai passé la matinée à papoter avec Laura, tellement elle était passionnante. Je suis repartie avec son bouquin, lui promettant de le lire très vite pour lui en faire un retour.

Le soir je suis rentrée chez moi, ravie de cette première journée de salon.

La nuit je l’ai passé à lire L’affaire Clémence Lange. Enfin non j’exagère, je ne suis levée de très bonheur ce dimanche matin afin de lire le livre et surtout de retrouver à l’ouverture du salon son auteure et de lui dire à chaud ce que j’avais ressenti à la lecture de son tout premier roman.

Je vous l’ai dit j’ai vraiment beaucoup aimé ce titre mais j’ai tout autant aimé ma rencontre avec Laura Sadowski.

Pardon, Nath, petit message personnel, Laura tu me manques ! Voilà. (Ha, j’espère que le message passera bien ! 😉 )

Avant de partir à Chamonix rejoindre sa fiancée, N. Kléber doit se rendre à Fleury-Mérogis où Clémence Lange, une détenue dont il a perdu le procès aux assises trois ans plus tôt, est accusée d’insubordination et doit comparaître devant le conseil de discipline. Rongée par la rancoeur depuis son incarcération, elle veut punir son avocat de son incompétence qui la prive de quinze ans de liberté.

Résumé Babelio :

Maître Nicolas Kléber appartient à cette catégorie de jeunes gens à qui tout sourit : il est beau, brillant, et promène à son bras une ravissante créature. Il doit justement la rejoindre dans quelques heures sur les cimes enneigées de Chamonix pour fêter le Nouvel An. Mais, avant cela, il lui faut se rendre à Fleury-Mérogis, où l’une de ses clientes comparaît devant le conseil de discipline. Simple formalité… qui va virer au cauchemar. Car Clémence Lange compte bien faire payer à son avocat la légèreté dont il a fait preuve lors de son procès : elle lui a valu quinze ans de réclusion pour le meurtre de son amant dont elle se dit innocente. Séquestré dans une cellule prototype de la prison, notre fringant avocat va vivre une véritable descente aux enfers… Un huis clos terrifiant, où Laura Sadowski réinvente le thriller judiciaire.

11- Et le mal viendra de Jérôme Camut & Nathalie Hug

Voici le dernier livre en date des CAMHUG, et lui aussi il va faire date !

Là aussi c’est sans doute une histoire de rencontre quoique j’ai lu leur première trilogie avant de les rencontrer pour la première fois me semble-t-il en 2007 ou 2008. Ça remonte aussi à quelques années maintenant. Et depuis Jérôme et Nathalie ou Nathalie et Jérôme sont devenus mes chouchous. J’ai tous lu de ces deux-là, en duo ou en solo. Alors allez-y les yeux fermés. Si je peux vous conseiller, je vous dirais de lire :

Résumé Babelio :

On vous a alertés sur la préciosité de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?

Le capitaine de police Julian Stark ne vit plus que dans un seul but : arrêter Morgan Scali, l’écologiste devenu terroriste afin d’imposer ses idées. Ce dernier, qui a enrôlé Charlie, la fille de l’officier, dans sa croisade, menace de sacrifier des milliers d’enfants pour convaincre le monde qu’il court à sa perte. Tandis qu’il est localisé au Congo, Julian pense que sa traque touche à sa fin.

La tétralogie les voies de l’ombre

Un cadavre est retrouvé nu dans une friche industrielle, la main droite déchiquetée. Un homme désespéré hurle de rage avant de se tirer une balle en plein crâne dans un centre commercial. Un jeune père au bord de la folie délire au fond d’un cachot sans porte ni fenêtre. Tous ces crimes sont liés à une nouvelle criminalité organisée, fondée sur le chantage.

La trilogie W3 avec son petit appendice Ilya Kalinine

Pour l’occasion je pique la photo à lucile

Et bien sûr Islanova qui ne va pas sans Et le mal viendra

Un soir, Leny et Charlie, qui vivent sous le même toit au sein d’une famille recomposée et dont les parents ne supportent pas la relation amoureuse, fuguent. Ils partent sur l’île d’Oléron pour rejoindre une ZAD, ou zone à défendre, destinée à empêcher l’extension d’un ambitieux projet touristique. Une branche armée de la zone décide de fonder un nouvel Etat baptisé Islanova.

12 -Et toujours les forêts de Sandrine Collette

Mon coup de cœur absolu de 2020.

Il faut tout lire de Sandrine Collette. Oui je l’avoue depuis les Nœuds d’acier son premier roman je suis tombé en amour de l’écriture de cette auteure. Sandrine c’est ma nouvelle chouchoute en date.

Le premier livre que j’ai lu en 2020 est un absolu coup de cœur, pour ne pas dire un coup de cœur absolu
Oh une histoire simple, un gosse mal aimé, un hameau dans une vallée, un gamin qui grandi comme il peut.
Et la Forêt
Corentin, enfant mal-aimé, est confié par sa mère à Augustine, une vieille villageoise habitant la vallée des Forêts. Devenu étudiant à la grande ville, il se plonge dans la fête permanente tandis qu’une chaleur anormale n’en finit plus de transformer la terre en désert. La nuit où le monde achève de s’effondrer, Corentin survit miraculeusement et part dans l’espoir de retrouver Augustine.
Et toujours les Forêts
Un roman engagé. Fort. Percutant. Envoutant. Asphyxiant. Bouleversant. Intelligent.
Une écriture ciselée et poétique
J’ai adoré la vision que Sandrine Collette a de la fin du monde. Ce récit post-apocalyptique est une totale réussite.
Et je le répète il faut tout lire de Sandrine Collette.

Et là je suis super heureuse car j’ai en main son prochain titre à paraitre en janvier, Ces orages-là , et je le commence à peine pourtant je suis déjà à fonds dedans. Nouveau coup de cœur en perspective, mon précieux ! (NDLR (ho, waw, ça fait pompeux…) bref : note de Nath : entretemps, Geneviève a fini ce livre, et son avis conquis est à lire ici : https://collectifpolar.com/2021/01/11/55704/ )

Résumé Babelio :

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

Mille merci à Geneviève qui nous a livré une belle part d’elle-même dans ces lignes pour une rubrique qui, je l’espère toujours, continue de faire gonfler vos PAL !

La semaine prochaine, nous recevrons la pétillante Isabelle, alias Addiction Polar !

30 réflexions sur “C’est vous qui le dites ! – Les coups de cœur de Geneviève

      1. Je me souviens que le duo était à un salon auquel je vais dès qu’il a lieu (Seille de Crime). C’était en 2015, je crois. Le tandem était vachement sympa ! Mais j’avais déjà explosé mon budget livres… Mais j’avais noté que je lirai un de leurs livres un jour.^^

        Aimé par 1 personne

  1. Ping : C’est vous qui le dites ! – Nouvelle rubrique ! – Mes Lectures du Dimanche

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s