« On ne choisit pas sa famille » – Cecile Pellault

Lu en : Septembre 2021

On ne choisit pas sa famille par Pellault

Changement de registre, pour une fois… Je suis partie à la rencontre d’une smala plutôt foldingue dans laquelle on ne se comprend pas tout le temps, on s’engueule parfois, on s’entraide souvent, mais on s’aime, toujours… Un peu comme chez moi, quoi ! Parfois ça braille dans tous les coins, avec des conflits tellement compliqués qu’une guerre de territoires paraît bien plus simple à résoudre que les revendications de chacun. Mais finalement, dans une famille nombreuse (et de surcroît recomposée), quand on prend le temps de se poser et de faire des compromis, on se rend compte que c’est une chance d’avoir autant d’alliés qui sont autant de personnalités pourtant aux antipodes les unes des autres.

C’est donc le reflet de ma propre famille-puzzle que Cécile Pellault a illustré, sauf qu’ils sont bien plus barges que nous et qu’ils mettent la barre très haut niveau complication dans ce qu’elle a imaginé !

A la tête de cette drôle de famille, deux femmes qui ont connu les foyers et qui ont compris qu’une famille, contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre, ça se choisit. Aussi décident-elles d’adopter des grands-mères, des frères, des tantes… pour leurs propres enfants, ce mode de vie s’est parfois avéré difficile, notamment parce que peu compris par « les autres », mais force est de constater qu’ils ont tous grandi dans un environnement particulièrement aimant.

Camille, maintenant adulte, juge assez sévèrement sa mère (la fondatrice de cette drôle de famille) et ses idées un peu loufoques, elle qui est une respectable employée d’une grosse boîte dans laquelle est végète, aux ordres d’une cheffe particulièrement malsaine et tyrannique. Camille, elle est devenue un peu cynique, avec le temps. Un mot (ronchon) à dire sur tout, contrariante à souhait, blazée. Jusqu’à ce que son frère l’appelle à l’aide depuis le fin fond d’une prison d’un bled paumé aux Etats-Unis. Découvrant d’un coup qu’elle a une belle-soeur et un neveu, Camille, non sans rager toutes les trente secondes, s’allie à son cousin Mike pour sortir son frère de là.

Une épopée qui rappellera à Camille où se trouvent les vraies valeurs…

Déjantée et explosive, cette famille-puzzle démontrera toute son unité face à l’adversité, et toujours avec humour.

Bon, y a pas eu de cadavres, pas de sang, pas de boyaux, mais j’ai quand même passé un très bon moment avec cette joyeuse bande de fêlés qui m’ont même convaincue que, finalement, elle n’est pas si bizarre que ça, ma famille…

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