« La Maison des Mensonges » – John Marrs

Lu en : Juillet 2026

Un avis de Nath !

De John Marrs, je n’avais lu jusqu’ici que Les Passagers, un roman qui m’avait totalement séduite. Alors, lorsque je suis tombée par hasard sur La Maison des mensonges dans ma bibliothèque, je me suis lancée sans même lire le résumé, avec en tête toute la manipulation dont l’auteur est capable.

Premier bémol, il apparaît assez vite que La Maison des mensonges est un thriller psychologique, à une période où je ressens davantage le besoin de lectures plus ambitieuses sur le fond. Qu’à cela ne tienne, j’ai persévéré.

Le roman se concentre sur l’alternance de deux voix : celle de Nina et celle de sa mère, Maggie. On comprend alors rapidement que Nina séquestre Maggie dans son grenier.

Nina serait-elle un monstre ? Évidemment, John Marrs n’a pas imaginé quelque chose d’aussi simple, et Maggie, très vite, semble avoir quelques squelettes dans le placard !

En alternant les voix mais aussi les époques, l’auteur s’amuse à changer constamment notre angle d’approche et, forcément, à faire vaciller nos certitudes.

Le lecteur est constamment forcé de remettre en cause ses convictions et, plus on avance, plus les raisons de cette séquestration s’enracinent dans leur histoire familiale, marquée par la disparition d’un père, d’un repère…

L’amour et la relation mère-fille sont au centre du récit car, malgré un évident dysfonctionnement du binôme, l’amour est présent et devient presque une obsession capable de justifier toutes les dérives.

Malheureusement, je n’ai pas complètement adhéré au propos. D’une part, parce que plusieurs secrets m’ont paru évidents, d’autre part, parce que certains éléments n’auraient, à mon sens, pas pu s’intégrer aussi facilement dans la réalité.

Au final, je n’ai pu m’attacher ni à la mère, ni à la fille et je n’ai pas retrouvé le frisson que m’avait procuré Les Passagers.

Mais pour les amateurs du genre, j’admets que les ingrédients indispensables à tout bon thriller psychologique sont indéniablement présents et, malgré les réserves que j’ai pu avoir, l’enchaînement est réussi et l’auteur parvient à alimenter les réflexions du lecteur.

John Marrs interroge notre perception des événements, la façon dont les traumatismes façonnent les responsabilités et enferme ses personnages dans une maison où le grenier devient presque la métaphore de leur culpabilité. Une proposition efficace, mais qui ne m’a pas totalement convaincue. Aujourd’hui, j’attends d’un thriller qu’il dépasse le simple huis clos familial pour porter un regard plus large sur notre société ou notre époque. Ici, malgré une mécanique bien huilée, cette dimension m’a manqué. Mais je crois que cela en dit davantage sur l’évolution de mes attentes de lectrice que sur les qualités du roman.

19 réflexions sur “« La Maison des Mensonges » – John Marrs

  1. Avatar de laplumedelulu laplumedelulu

    Alors, moi, j’ai kiffé la race de sa mémère comme dit Dame Ida. Effectivement on sent bien que c’est pas net mais j’ai aimé voir comment ça allait se terminer.

    Merci aà toi pour le partage 🙏 😘

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      1. Avatar de laplumedelulu laplumedelulu

        Je m’aperçois que mon clavier vit sa vie sans moi 😁. Comme quoi, mais ce n’est pas grave que nos avis divergent. Il faut en faire une force de cette différence 😉🥰

        Aimé par 1 personne

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