
Nous revoici pour honorer une nouvelle « Louve du polar » (Le site des Louves à retrouver ici !) ! Ce collectif de femmes positives et solidaires nous rappelle que les femmes aussi savent écrire de bons polars et ce, sans pour autant se poser en adversaire de leurs confrères auteurs ! Que de la bienveillance, donc, et surtout une sacrée dose d’humour !
Pour une séance de rattrapage, les précédentes louves à l’honneur étaient Chrystel Duchamp, Céline Servat , Luce Michel, Nathalie Sauvagnac, Agathe Portail , Sandrine Destombes , Magali Collet , Sandrine Cohen , Amélie de Lima & Rosalie Lowie ! !

Je vous rappelle en quelques mots l’objectif de cette série d’articles qui sera de vous présenter un peu plus en détail certaines louves qui se sont prêtées au jeu de réponses aux questions que je leur avais concoctées. Cette série d’articles se veut participative, aussi, si vous avez des retours de lectures sur les livres des louves, n’hésitez pas à laisser un lien en commentaire ! Joignons nos voix de lecteurs pour porter loin le hurlement des louves !!!
La Louve du jour : Alexandra Echkenazi !
Cette semaine, c’est une louve que je découvre moi aussi dont nous allons parler !
Qui est-elle ? (Source : https://leslouvesdupolar.fr)

Après une quinzaine d’années passées au Parisien comme fait diversière et spécialiste des sujets de société, Alexandra Echkenazi décide de tourner la page du journalisme pour se consacrer à la fiction. Aujourd’hui elle est scénariste (co-créatrice de la série policière « Simon Coleman » sur France 2) et romancière (« Le Journal de Mary » (Belfond), « Le Joueur de baccara » (Belfond)).
L’interview de Alexandra
Quelle louve es-tu ? (Toi, en quelques lignes 😉 )
Je suis scénariste (co-créatrice et co-scénariste de la série policière « Simon Coleman » sur France 2) et romancière (« Le Journal de Mary » (Belfond), « Le Joueur de baccara » (Belfond)). Je m’apprête à publier mon troisième roman, « La mère et l’assassin » (Plon, sortie prévue le 11 mai), un thriller psychologique sur le thème de la maternité…
Qu’est-ce qui t’a motivée à rejoindre les louves ?
Le polar est un genre encore très masculin. Il suffit de se rendre dans un Salon polar pour en faire l’expérience. L’idée de se regrouper au sein des Louves est de permettre aux autrices d’être plus visibles, à l’image des Sisters in Crime aux Etats-Unis.
Pourquoi avoir choisi d’écrire du polar ?
Lorsque j’ai commencé à écrire mon premier roman, je n’avais pas vraiment conscience d’écrire du polar. Pour moi c’était une histoire avec du suspens, des personnages mystérieux et du romanesque. Le retour de ceux qui m’ont lue m’ont fait prendre conscience que j’écrivais du « thriller psychologique » et donc du polar. Mais encore aujourd’hui, s’il n’y aucun doute à présent que j’écris du polar, j’ai le sentiment d’écrire avant tout des histoires humaines, avec de l’émotion, et des trajectoires complexes. Alors ok, ces trajectoires sont parsemées d’un ou deux cadavres (rires), mais il n’y jamais rien de trash et ou de gore dans ce que j’écris, ce n’est pas ce qui m’intéresse.
Quels sont les livres ou les auteurs qui t’ont le plus marquée ?
C’est toujours très difficile de répondre à cette question, mais voici ceux qui me viennent à l’esprit. Ils sont tous différents, pas toujours classés en polar, mais ont comme point commun ce mélange entre suspens, psychologie et romanesque que j’affectionne autant dans mes lectures que dans mon écriture :
« Les Hauts de Hurlevent » d’Emily Brontë
« La Peau de Chagrin », d’Honoré de Balzac
« Rebecca », de Daphné du Maurier
« Shutter Island », de Dennis Lehane
« Reflets en eau trouble », de Joyce Carol Oates
« L’Adversaire », d’Emmanuel Carrère
Quelle question aurais-tu aimé que je vous pose (et quelle en serait la réponse ?) ?
Quel est le rapport entre ton travail de scénariste et ton travail de romancière ?
Ma casquette de scénariste m’aide beaucoup dans la construction de mes romans. Dans un scénario, surtout pour la télévision, il y a un souci du rythme pour garder le téléspectateur en haleine. C’est loin d’être simple, et avec le temps j’ai acquis un savoir-faire que j’essaye de répliquer dans l’écriture de mes romans. Mais l’écriture romanesque est beaucoup plus libre. Dans un roman, on peut allonger le temps ou le raccourcir à sa guise, développer une émotion sur plusieurs pages, digresser etc…ce qui est impossible dans un scénario. Cela en fait deux formes d’écritures différentes et complémentaires à la fois.
Les livres de Alexandra
Le journal de Mary
L’avis complet de Lorrainedesmordusdelecture sur Babelio !
(…) Ce livre est prenant , fascinant et il y a de tout… de l’amour, de l’intrigue et bien sûr, un côté historique ! À découvrir ! (…)

Résumé Babelio :
Fin des années 1950, États-Unis. Mary Meyer vit à Langley avec son mari haut gradé de la CIA et leurs trois enfants. Artiste peintre, féministe, pacifiste – elle est fichée par le FBI comme une activiste de gauche –, Mary est à l’affût de nouvelles expériences.
Quand l’un de ses enfants meurt accidentellement, tout s’effondre. Mary décide de s’installer seule avec ses deux garçons dans le quartier de Georgetown, à Washington, où résident toute la classe politique et la haute société. C’est alors qu’elle recroise un certain Jack, rencontré vingt ans plus tôt à l’université, et que naît une passion qui va durer plusieurs années. Mary accepte de rester l’amour secret de cet homme qui ne peut l’officialiser en raison de ses fonctions. Elle est pourtant celle qui agit dans l’ombre, à ses côtés.
Celui qu’elle aime meurt à Dallas le 22 novembre 1963.
Mary est assassinée un an plus tard au bord du fleuve Potomac.
Le journal qu’elle tenait n’a jamais été retrouvé. Le journal du véritable amour de JFK…
Plongée fascinante dans l’Amérique des années 1960, Le Journal de Mary nous révèle le destin complexe de celle qui joua un rôle déterminant dans l’une des plus grandes énigmes du XXe siècle.
Le joueur de Baccara
L’avis complet de celceldadoudadou sur Babelio !
(…) Coup de coeur pour le 2ème roman d’ Alexandra Echkenazi. Dans ce roman rythmé, entre réalité et fiction, comme elle sait si bien le faire, Alexandra Echkenazi nous entraîne au coeur des secrets des services de renseignements de la 2e guerre mondiale et à la naissance d’un des plus célèbres espions de l’histoire de la littérature. (…)

Résumé Babelio :
Cannes, janvier 1952. Scène de course-poursuite. Impact. Un homme à l’accent slave et au regard d’acier braque son arme sur la tempe d’un journaliste anglais qui le traque depuis des années et porte le nom de Ian Fleming. Londres, dix ans plus tôt. Ian Fleming, jeune héritier sans vocation, est embauché au service de renseignements de la Navy. Il tient là l’occasion de devenir un vrai héros et de briller aux yeux de la belle Ann O’Neill. Mais en fait de missions excitantes, Ian est assigné derrière un bureau à des tâches administratives. L’humiliation est d’autant plus cuisante qu’Ann semble être convoitée par un énigmatique ressortissant yougoslave… aussi beau et sûr de lui que Ian est gauche et hésitant, et se présentant comme un riche homme d’affaires. Est-il vraiment ce qu’il prétend être ? Quelle est la véritable raison de sa présence dans la capitale anglaise en plein Blitzkrieg ? L’imagination de Ian s’emballe et il se lance dans une enquête sans relâche sur cet homme mystérieux. Une enquête qui tourne à l’obsession et risque de compromettre la plus vaste opération d’espionnage britannique de la Seconde Guerre mondiale… De Londres à New York en passant par Lisbonne, Belgrade, Dubrovnik, la Jamaïque et la France, Le Joueur de baccara est le roman vrai de la naissance de James Bond, ou la rencontre entre un futur écrivain, Ian Fleming, créateur du personnage de 007, et son modèle, Dusko Popov, considéré comme l’un des plus grands espions de tous les temps.
La mère et l’assassin
L’avis de LesLusdeSo sur Babelio !
(…) Je découvre avec beaucoup de plaisir cette autrice à la plume fluide et agréable. Elle nous offre une intrigue captivante ! Et c’est peu de le dire. (…)

Résumé Babelio :
Saint-Malo, la nuit, à bord d’un voilier de plaisance en pleine tempête. Une arme à la main, Morgane Le Dantec tient dans ses bras le cadavre de Glenn Bennec, l’homme présumé coupable de la disparition d’Océane, sa fille de dix-sept ans.
Quelques jours plus tôt. Une jeune capitaine de police de Rennes, Nina Kaminski, s’empare de l’affaire Bennec. Ce professeur de sport accusé de meurtre trois mois auparavant vient de sortir de détention provisoire pour vice de procédure. En épluchant le dossier, Nina découvre rapidement de nombreuses incohérences dans l’instruction et un détail qui retient particulièrement son attention. Morgane Le Dantec et sa fille Océane semblaient partager un intérêt commun pour le séduisant professeur. Mère et fille étaient-elles rivales ? Et si Glenn Bennec était innocent comme il le clame depuis le début ?.
Une Louve de plus.
Il va falloir que tu m’en donnes la liste complète ma Nath, hein ?
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J’en compte une bonne trentaine à découvrir ici : https://leslouvesdupolar.fr/les-auteures/ 😊
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Ping : Les Louves du polar à l’honneur ! – Alexandra Echkenazi – Amicalement noir
Merci pour cette nouvelle découverte ! Ces louves sont toutes différentes et intéressantes, j’aime beaucoup vos articles sur elles 🙂 Merci
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Merci beaucoup 😍! J’avoue que même pour moi, certaines sont des découvertes. Je crois que, effectivement, avec autant de styles, chacun peut y trouver son compte 😊
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Je ne connaissais pas l’existence des Sisters in Crime et pourtant l’organisation existe depuis 1986 apparemment ! Merci pour ce nouvel interview, encore une Louve à découvrir. 😉
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Oui, en lisant, je me suis souvenue de ça en lisant l’interview !
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