
Nous revoici pour honorer une nouvelle « Louve du polar » (Le site des Louves à retrouver ici !) ! Ce collectif de femmes positives et solidaires nous rappelle que les femmes aussi savent écrire de bons polars et ce, sans pour autant se poser en adversaire de leurs confrères auteurs ! Que de la bienveillance, donc, et surtout une sacrée dose d’humour !
Pour une séance de rattrapage, les précédentes louves à l’honneur étaient Chrystel Duchamp, Céline Servat , Luce Michel, Nathalie Sauvagnac, Agathe Portail , Sandrine Destombes & Magali Collet !

Je vous rappelle en quelques mots l’objectif de cette série d’articles qui sera de vous présenter un peu plus en détail certaines louves qui se sont prêtées au jeu de réponses aux questions que je leur avais concoctées. Cette série d’articles se veut participative, aussi, si vous avez des retours de lectures sur les livres des louves, n’hésitez pas à laisser un lien en commentaire ! Joignons nos voix de lecteurs pour porter loin le hurlement des louves !!!
La Louve du jour : Sandrine Cohen !
Cette semaine, c’est une louve que je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer dont nous allons parler, mais j’ai découvert récemment l’un de ses titres, et il m’a durablement marquée !
Qui est-elle ? (Source : https://leslouvesdupolar.fr/sandrine-cohen/)

Sandrine Cohen est scénariste, réalisatrice, et autrice de roman.
Elle a écrit et réalisé Le goût du partage, un unitaire pour France 3 et plus récemment Meurtres dans le Cantal pour la même chaine.
Elle a également écrit et réalisé des documentaires sur des faits divers dont récemment Les Reclus, 4×52 minutes pour Canal Plus, dans lesquelles elle s’est intéressée, au-delà du sensationnel aux mécanismes du passage à l’acte. Elle a tiré de ses expériences la matière de son premier roman remarqué, Rosine, une criminelle ordinaire édité aux éditions du Caïman qui a reçu notamment le Grand Prix de Littérature Policière en 2021. Elle a publié un deuxième roman chez le même éditeur en septembre 2022 intitulé Tant qu’il y a de l’amour.
Elle a également publié un récit chez Albin Michel, Une vie à inventer, l’histoire de la première femme bionique de France.
https://www.instagram.com/sandrine_cohen_/?hl=fr
https://www.facebook.com/sandrine.cohen/
L’interview de Sandrine
Quelle louve es-tu ? (Toi, en quelques lignes 😉 )
Je suis Sandrine Cohen, une drôle de louve car je multiplie les casquettes et tout ce qui est noir, polar, émotion me va. J’écris donc des livres : « Rosine, une criminelle ordinaire » a eu le Grand Prix de Littérature Policière, et « Tant qu’il y a de l’amour ». Et je réalise aussi des films, de fictions et des documentaires. Le fait divers me passionne. La société aussi. Je suis toujours à la limite de plusieurs genre.
Qu’est-ce qui t’a motivée à rejoindre les louves ?
J’ai toujours fonctionné à la sororité. C’est une évidence, l’entraide, le partage d’expérience, entre femmes et plus encore de femmes qui écrivent du polar. C’est un genre qualifié de masculin alors que les femmes sont des expertes en la matière.
Pourquoi avoir choisi d’écrire du polar ?
Je n’ai pas réellement choisi d’écrire du polar. J’écris du noir, mais ça non plus je ne l’ai pas réellement choisi. Les histoires qui me viennent sont noires et l’enquête, même quand elle n’est pas « commune », mon premier polar portait sur le pourquoi du meurtre et pas sur le qui, est une tournure d’esprit qui me convient bien. J’ai toujours été en quête de vérité. De liberté aussi.
Et puis, le noir, le thriller, est psychologique, sociétal, en fait tout peut être écrit dans cette couleur. Le noir est toutes les couleurs.
Quels sont les livres ou les auteurs qui t’ont le plus marquée ?
Le petit prince de Saint Exupéry.
Le prince des marées de Pat Conroy.
Blonde de Joyce Carol Oates.
Quelle question aurais-tu aimé que je vous pose (et quelle en serait la réponse ?) ?
Comment m’est venue cette passion pour le noir et le fait divers ?
J’avais 8 ans et je lisais tout ce qui me passait par les yeux. L’institutrice avait recouvert les pupitres de papier journaux pour un cours de peinture. J’ai lu un faits divers, un entrefilet, une mère avait tué ses deux filles, elle les avait noyées. Ca m’a marqué à vie, le mal pouvait être à la maison, la mort subvenir n’importe quand. J’en ai fait le sujet de mon premier roman. Rosine, est l’histoire d’une femme qui tuent ses deux filles, elle les noie.
Les livres de
Rosine, une criminelle ordinaire
Mon avis complet ici !
(…) La thématique est très lourde, mais Rosine et Clélia font partie de ces personnages marquants qu’un lecteur n’oubliera jamais. Je ne les oublierai jamais. (…)

Résumé Babelio :
Résumé
Un récit glaçant qui plonge dans les méandres d’une histoire familiale taboue et d’un inconscient torturé.
Clélia Rivoire est enquêtrice de personnalité, elle intervient quand un suspect est en passe d’être jugé. Elle ne cherche pas donc pas qui a tué mais pourquoi. Qu’est-ce qui fait qu’un jour un homme, une femme ordinaire, bascule et devient un criminel ordinaire ?
Un jour, Rosine Delsaux, une femme, une mère, une amie parfaite, tue ses deux filles. Elle les noie. Elle ne sait pas ce qui s’est passé, comment a-t-elle pu faire ça ? Elle culpabilise, s’accuse d’être un monstre. On ne tue pas ses deux filles comme ça. Il y a forcément quelque chose dans la vie de Rosine qui a « permis » ce crime. Avec l’aide de Rosine, Clélia va rechercher quoi.
Grand prix de la littérature policière de 2021, un roman bouleversant et impressionnant de finesse sur les raisons qui poussent à l’acte le plus innommable.
Tant qu’il y a de l’amour
L’avis de Cassiopee42 sur Babelio !
(…)
Tout se bousculait, comme si l’auteur se mettait à nu pour faire vivre ses personnages, en leur insufflant sa volonté de les faire exister. Elle donne corps et âme à des blessés de la vie, décryptant d’une plume incisive les tenants et les aboutissants. Elle nous rappelle d’éviter les jugements hâtifs, elle égratigne la justice qui se trompe, de temps à autre, au nom des lois, parce qu’il faut suivre les textes…. Elle parle de ce qu’est la liberté et cite « mon » poème, celui qui a changé mon regard sur la poésie, « liberté » de Paul Eluard. Elle sublime l’amour, celui qu’on donne, celui qu’on reçoit, celui qui n’a pas besoin de mots, celui qui se vit à l’instinct ( page 240 et suivantes, la visite à Eurodisney en est un exemple). Et finalement, malgré l’aspect tragique de certains passages, malgré les hommes malhonnêtes, malgré tout ce qui va mal, c’est l’amour qu’elle met en exergue.
(…)

Résumé Babelio :
Suzanne vit avec ses quatre enfants de quatre pères différents, Achille, Jules, Arthur et Mathilde qui ont entre 17 et 6 ans. Ils partagent un quotidien tendre et fantasque, à l’image de leur mère. Liés par un amour indéfectible, ils ont surmonté toutes les épreuves, jusqu’à ce jour de novembre 2015 où tout s’écroule.
Leur histoire rejoint alors celle du monde, et leur amour devient leur seule planche de salut.
Merci pour cette nouvelle rencontre Nath ! Encore une Louve que je connais pas, j’ai le sentiment qu’il me faudra plus d’une vie pour toutes les lire 😁😆
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C’est aussi mon cas 😅
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🤭🤭
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