« Code 93 » – Olivier Norek

Lu en : Novembre 2017

514OOhTEJpL._SX210_Et voilà, ça y est, j’ai lu un Olivier Norek ! A force d’entendre les blogueurs décrire la puissance de son dernier récit (« Entre deux mondes »), je me suis dit qu’il était temps que je me fasse ma propre opinion sur ce flic-écrivain qui met tout le monde d’accord. Mais j’ai voulu commencer par le commencement, à savoir « Code 93 », son premier livre.

Le résumé promettait du sensationnel ! Parce qu’un mort (émasculé, de surcroît !) qui se réveille sur la table d’autopsie, c’est en effet peu banal… Et c’est une enquête pour le premier groupe crime du SDPJ 93 !

Mais finalement, « Code 93 », c’est bien plus que cela ! Le sensationnel n’est que pour les journalistes qui s’emparent de l’affaire. Pour le reste, on découvre une équipe de flics qui officient dans un endroit relativement chaud où ils n’ont pas la vie simple (et pas seulement parce qu’ils doivent rentrer en transports en commun après une enquête de voisinage pendant laquelle leur voiture est mise en charpie).

L’équipe, justement, est composée de quelques clichés  : le geek dont l’estomac peine à supporter les scènes de crime, le dragueur invétéré, le chef de groupe tourmenté… Puis il y a celui qui part dès le début du roman pour laisser place à une nouvelle recrue qui n’a de féminin que son prénom. Là, j’ai un peu tiqué : couru d’avance qu’il y avait anguille sous roche !

Après, ça n’est pas l’essentiel de l’histoire, laquelle est quand même bien fichue. Les flics se sentent baladés d’indices en cadavre… Et sous ce merdier, le politiquement correct rajoute une couche d’emmerdements au Capitaine Victor Coste, comme si sauver les apparences pouvait être plus important que mettre un meurtrier sous les verrous, le sens des priorités des dirigeants n’étant pas toujours le même que le nôtre !

Je n’en dirai pas plus sur l’intrigue. Mais revenons-en à la plume assassine de ce flic : J’ai aimé le style concis, rapide, précis comme une lame de légiste (quand le mort ne se réveille pas sur sa table, s’entend). Les chapitres sont très courts, ce qui permet de lire même quand on n’a pas beaucoup de temps (pendant que les pâtes cuisent, par exemple 🙄). Le rythme dynamique et l’enquête qui progresse vite sont des paramètres que j’apprécie énormément dans le genre.

Quant au fameux chef de groupe Victor Coste, il me semble être le stéréotype du leader cabossé et paternaliste envers son équipe. Il n’est pas sans me rappeler mon bon vieux Franck Sharko, tiens (#ThilliezForever !) ! Alors soit c’est parce que c’est un type de personnage qui plaît aux lecteurs, soit il faut vraiment être torturé pour faire un bon enquêteur, auquel cas la profession mérite encore plus de considérations que ce que je pensais !

Il y a aussi pas mal d’humour dans les échanges entre flics, j’ai adoré, d’autant que l’humour est souvent noir, tout ce que j’aime ! Et comme c’est écrit par un flic (comment ça, je me répète ?), je gage que ce genre d’humour doit être un moyen de dédramatiser quand on fait un boulot aussi sombre.

Bref, très bonne expérience pour moi. J’ai d’ailleurs déjà commandé les deux tomes suivants !

Et j’espère que Papa Noël aura la gentillesse de déposer « Entre deux mondes » au pied de mon sapin !!! (A bon entendeur… 🙄)

14 réflexions sur “« Code 93 » – Olivier Norek

  1. Ping : Olivier Norek à l’honneur ! – Mes Lectures du Dimanche

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