« Les refuges » – Jérôme Loubry

les refugesA moins de vivre dans une grotte sans internet (ou sur une île en 1986 ?), personne n’a pu échapper à la déferlante du nouveau Jérôme Loubry. Ayant lu et apprécié « Le Douzième Chapitre » (petit rappel ici), j’ai décidé de me lancer dans cette lecture en évitant soigneusement de lire le résumé et en évitant, dans les chroniques que j’ai croisées, de m’attarder sur ce qui me révélerait des éléments de l’intrigue, afin de garder la surprise totale.

Donc j’ai plongé dans ce roman à l’aveugle, en me laissant porter par les mots, sans savoir où j’allais. De 1949 à 1986, j’ai suivi les péripéties étouffantes de personnages irrémédiablement attachants. J’ai foulé avec Sandrine la fameuse île sur laquelle est morte sa grand-mère qu’elle ne connaissait pas. J’ai découvert avec elle pourquoi une poignée de vieux excentriques ont vécus isolés de tous, bercés par le souvenir d’une tragédie survenue bien des années plus tôt dans le camp de vacances pour enfants où ils travaillaient tous. J’ai cru un moment qu’à l’instar du douzième chapitre, la fin était évidente, logique. Les pièces du puzzle s’assemblaient tellement bien ! Mais dans mes certitudes, j’avais été incapable de voir que le tableau final n’était pas qu’un vulgaire dessin figé, mais bien une construction en trois dimensions dont le résultat est à la fois saisissant et dramatique. J’ai adoré m’être plantée, parce que j’aime particulièrement être surprise dans mes lectures, et un tel dénouement révolutionne le genre !

Hormis cette intrigue parfaitement maîtrisée, le rythme et l’écriture sont également des points ultra positifs de cette lecture, la construction est aussi fluide qu’addictive. Les thèmes abordés sont également nombreux et intéressants, des horreurs de la guerre aux séquelles psychologiques d’événements traumatisants, en passant par l’insouciance de l’enfance. On traverse ce roman dans une angoisse étouffante, tant l’atmosphère s’engouffre hors des pages par la magie de l’auteur. Un incontournable de cette rentrée littéraire !

Allez, pour l’objectivité, un petit bémol ??? Ça fait trois jours que je chante en boucle « Parlez-moi d’amour » 😁 !

15 réflexions sur “« Les refuges » – Jérôme Loubry

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